La commission électorale du Pérou a annoncé lundi 29 juin la victoire officielle de la candidate conservatrice Keiko Fujimori à l'élection présidentielle, mettant fin à plus de trois semaines d'attente après le scrutin du 7 juin. L'organisme de supervision électorale a achevé le décompte intégral des suffrages, confirmant une avance très serrée.
Selon les résultats définitifs, Keiko Fujimori recueille 50,135 % des voix, soit 9 223 396 bulletins en sa faveur. Son adversaire, le candidat de gauche Roberto Sánchez, obtient 49,865 % des suffrages, totalisant 9 173 755 votes. L'écart entre les deux prétendants est ainsi de moins de 50 000 voix, soit environ 0,27 point de pourcentage.
Le dépouillement s'est étendu sur trois semaines en raison de la complexité du recomptage et des contestations soulevées par les deux camps. La proclamation officielle intervient après l'examen approfondi des bulletins par les instances électorales du pays. Keiko Fujimori, figure de la droite péruvienne et fille de l'ancien président Alberto Fujimori, accède ainsi à la tête de l'État pour un mandat de cinq ans.
Cette victoire marque un tournant dans une séquence politique marquée par une forte polarisation. Le Pérou connaît depuis dix ans une instabilité gouvernementale, avec neuf chefs d'État successifs. Le résultat final, bien que validé, laisse entrevoir des tensions persistantes entre les partisans des deux candidats, alors que le pays doit faire face à des défis économiques et sociaux.