L'entreprise Anthropic a annoncé mardi soir avoir reçu notification du département du Commerce américain concernant la levée des contrôles à l'exportation visant ses deux modèles d'intelligence artificielle les plus perfectionnés, Claude Fable 5 et Mythos 5. Ces restrictions, imposées le 12 juin, avaient contraint la société à suspendre l'accès à ces systèmes pour les ressortissants étrangers, y compris ses propres employés non américains.

« Claude Fable 5 sera de nouveau disponible à l'échelle mondiale dès demain », a indiqué l'entreprise sur le réseau social X.

Un accord négocié sous conditions

La décision de l'exécutif fait suite à un accord formalisé entre Anthropic et les autorités fédérales. Dans un courrier dont l'agence Reuters a eu connaissance, le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, a précisé les trois engagements pris par la firme californienne. Celle-ci s'engage à détecter et traiter de manière proactive les risques de sécurité, à collaborer avec le gouvernement sur des protocoles spécifiques pour les modèles Mythos, Fable et les futurs systèmes, et à signaler toute activité malveillante aux autorités américaines.

M. Lutnick a toutefois prévenu que son département pourrait rétablir les restrictions si les circonstances venaient à changer ou si l'entreprise ne respectait pas ses obligations.

Un précédent levé progressivement

Le gouvernement américain avait justifié les mesures initiales par l'identification de vulnérabilités potentielles, susceptibles de permettre un détournement de la technologie. La semaine dernière, une première autorisation partielle avait été accordée à un groupe restreint d'entreprises américaines de cybersécurité pour accéder à Mythos 5.

La levée complète des restrictions ouvre désormais la voie à une diffusion mondiale des deux modèles.

Un contexte réglementaire tendu

Cette affaire s'inscrit dans un cadre plus large de vigilance accrue de Washington vis-à-vis des technologies d'IA de pointe. Parallèlement, les autorités avaient également demandé à la société OpenAI de limiter le déploiement de son dernier système, GPT-5.6, à des partenaires ayant reçu un agrément préalable.