L’affaire, qui avait défrayé la chronique au milieu des années 1990, connaît un rebondissement judiciaire de taille. Marie-Thérèse Garcia, 74 ans, comparaît depuis cette semaine devant la cour d’assises pour le meurtre de sa belle-sœur, dont le corps avait été retrouvé en morceaux dans une valise. Surnommée « Ma Dalton » par les médias, elle est actuellement la plus âgée des détenues de France et n’a cessé de clamer son innocence depuis son incarcération.

Un cold case relancé par une écoute téléphonique

Les faits remontent à 1995. À l’époque, le cadavre d’une femme est découvert, découpé en plusieurs parties et enfermé dans une valise, dans des circonstances restées longtemps obscures. L’enquête piétine pendant des décennies, jusqu’à ce qu’une écoute téléphonique, réalisée dans le cadre d’une autre procédure, ne relance les investigations. Cet élément a permis aux enquêteurs de rouvrir le dossier et d’identifier de nouveaux suspects, aboutissant à la mise en examen de Marie-Thérèse Garcia.

Le profil de l’accusée

Marie-Thérèse Garcia, aujourd’hui âgée de 74 ans, purge déjà une peine pour une autre affaire et se trouve être la doyenne des femmes incarcérées en France. Son surnom de « Ma Dalton », référence à la célèbre bande dessinée, lui a été attribué par la presse en raison de son implication présumée dans des affaires criminelles. Tout au long de l’instruction, elle a maintenu sa version des faits, affirmant n’avoir aucun lien avec la mort de sa belle-sœur.

Un procès sous haute tension

L’audience, qui se tient à Versailles, s’annonce complexe. Les débats doivent établir les responsabilités de chacun dans un crime dont les preuves matérielles se sont effritées avec le temps. La défense de Marie-Thérèse Garcia entend démontrer que les charges retenues contre elle reposent sur des éléments fragiles, tandis que les parties civiles espèrent enfin obtenir la vérité sur ce crime vieux de trois décennies. Le verdict est attendu dans les prochains jours.