Le verdict est tombé. Après plusieurs semaines de débats, la cour d'assises a condamné Marie-Thérèse Garcia à 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa belle-sœur, Corinne Di Dio, survenu en 1995. La peine prononcée est inférieure aux réquisitions du parquet, qui avait demandé trente années de réclusion.

Une affaire vieille de trente ans. Les faits remontent à 1995, lorsque Corinne Di Dio, alors âgée de 39 ans, avait disparu. Son corps n'avait jamais été retrouvé, mais les investigations avaient rapidement orienté les soupçons vers sa belle-sœur, Marie-Thérèse Garcia. Cette dernière, aujourd'hui âgée de 74 ans, était devenue la détenue la plus âgée de France après son incarcération.

Un surnom évocateur. Surnommée « Ma Dalton » par les médias et les enquêteurs, en référence à la célèbre bande dessinée, l'accusée a toujours nié les faits. Durant l'instruction puis lors de son procès, elle a maintenu son innocence, affirmant n'être pour rien dans la disparition de sa belle-sœur. Sa défense a plaidé un manque de preuves matérielles, le corps de la victime n'ayant jamais été retrouvé.

Des réquisitions sévères. Le ministère public avait requis une peine de trente ans de réclusion criminelle, estimant que les éléments à charge étaient suffisants. Les avocats de la partie civile avaient quant à eux décrit une personnalité manipulatrice et une animosité ancienne entre les deux belles-sœurs. La cour a finalement retenu une peine de 25 ans, soit cinq ans de moins que la demande du parquet.

Un procès marquant. Cette affaire a capté l'attention en raison de l'âge de l'accusée et de la durée écoulée depuis les faits. Les audiences ont mis en lumière les relations tendues au sein de la famille et les zones d'ombre persistantes. La fille de l'accusée avait notamment témoigné, évoquant des propos de sa mère qui « voulait piéger » sa belle-sœur, sans que cela ne constitue un aveu direct.

Une décision qui clôt un long chapitre judiciaire. Avec cette condamnation, la justice met un terme à trois décennies de procédure. Les proches de Corinne Di Dio, qui espéraient des réponses, ont accueilli le verdict avec un sentiment mêlé de soulagement et de tristesse. Marie-Thérèse Garcia dispose d'un délai pour faire appel de cette décision.