La cour d’assises a prononcé, ce vendredi 3 juillet, une peine de vingt-cinq années de réclusion criminelle à l’encontre de Marie-Thérèse Garcia, âgée de 74 ans, pour le meurtre de sa belle-sœur, Corinne Di Dio. L’accusée, qui avait jusqu’alors clamé son innocence, est désormais la détenue la plus âgée de France.

Un verdict inférieur aux réquisitions Lors des débats, l’avocat général avait requis trente années de réclusion criminelle, estimant que les éléments du dossier accréditaient la thèse d’un acte prémédité. La cour a finalement retenu une peine de vingt-cinq ans, assortie d’une période de sûreté. Les jurés ont reconnu Marie-Thérèse Garcia coupable d’avoir tué Corinne Di Dio en novembre 2017, dans la commune de Gassin, dans le Var. Le corps de la victime, âgée de 56 ans, avait été découvert dans une fosse septique, plusieurs jours après sa disparition.

« Ma Dalton », un surnom révélateur Durant l’instruction et le procès, l’accusée, affublée du surnom de « Ma Dalton » par son entourage en raison de son tempérament autoritaire, a été décrite comme une personnalité clivante. Les témoins ont évoqué des tensions anciennes entre les deux femmes, liées à des questions d’héritage et de propriété. La défense, de son côté, avait plaidé l’acquittement en arguant d’un manque de preuves matérielles directes, pointant notamment l’absence d’ADN et d’empreintes exploitables sur la scène de crime.

Un procès marqué par des témoignages familiaux La fille de Marie-Thérèse Garcia, entendue comme témoin, avait raconté que sa mère « voulait piéger » sa belle-sœur, ajoutant que les relations au sein de la famille étaient « exécrables ». Ces déclarations ont pesé dans la balance, tout comme les expertises psychiatriques qui avaient mis en évidence un profil « manipulateur » et « pervers narcissique » chez l’accusée, sans toutefois retenir l’abolition du discernement.

L’octogénaire incarcérée depuis 2017 Marie-Thérèse Garcia était placée en détention provisoire depuis son arrestation, survenue peu après la découverte du corps. Son âge avancé et son état de santé avaient fait l’objet de plusieurs débats lors du procès, la défense estimant qu’une incarcération longue serait « inhumaine ». La cour a cependant estimé que la gravité des faits justifiait la peine prononcée. La condamnée dispose d’un délai de dix jours pour former un éventuel appel.