Marie-Thérèse Garcia, âgée de 74 ans, est jugée depuis cette semaine par la cour d'assises pour le meurtre de sa belle-sœur, Corinne Di Dio, une femme retrouvée morte en 2014. L'accusée, qui clame son innocence, est actuellement la détenue la plus âgée de France, une particularité qui suscite une attention particulière autour de ce procès.
Une personnalité clivante au cœur des débats
Le parcours de l'accusée divise. Surnomée « Ma Dalton » par certains en raison de son passé judiciaire, elle est aussi appelée « Mamie trésor » par ceux qui la décrivent comme une grand-mère attentionnée. Cette dualité alimente les débats dans l'enceinte du tribunal, où les experts psychiatriques peinent à cerner sa personnalité. Les observations recueillies lors des audiences évoquent une femme au caractère complexe, capable de passer de la douceur à une agressivité verbale.
Des faits remontant à 2014
Le corps de Corinne Di Dio avait été découvert à son domicile, portant des traces de violence. L'enquête, longue et minutieuse, avait finalement orienté les soupçons vers Marie-Thérèse Garcia, qui entretenait des relations conflictuelles avec la victime. Les motivations évoquées par l'accusation tournent autour d'un différend familial et d'un contentieux financier. La défense, de son côté, plaide l'absence de preuves matérielles directes et s'appuie sur les dénégations constantes de sa cliente.
Un procès suivi de près
L'audience, qui se tient à huis clos partiel, mobilise plusieurs avocats et experts. Le verdict est attendu dans les prochains jours. Ce procès soulève des questions sur la prise en charge des personnes âgées dans le système pénal, alors que Marie-Thérèse Garcia est incarcérée depuis plusieurs années dans une maison d'arrêt adaptée à son âge.
Les proches de la victime témoignent
Les proches de Corinne Di Dio ont exprimé leur douleur et leur colère lors de leurs dépositions. Ils décrivent une femme « généreuse et joyeuse », et espèrent que la justice fera la lumière sur les circonstances de sa mort. La famille de l'accusée, présente dans la salle, soutient quant à elle la thèse de l'innocence.
La cour d'assises rendra son jugement dans les jours à venir, mettant fin à près de douze ans de procédure.