Une affaire vieille de trente ans jugée aux assises

Marie-Thérèse Garcia, aujourd’hui âgée de 74 ans, est jugée depuis le début de la semaine pour le meurtre de sa belle-sœur, Corinne Di Dio, disparue en 1995. L’accusée, qui clame son innocence, est présentée comme la détenue la plus âgée de France. Son procès se tient devant la cour d’assises, après des décennies de procédure et de rebondissements.

« Ma Dalton » clame son innocence

L’avocate de Marie-Thérèse Garcia, qui surnomme affectueusement sa cliente « Ma Dalton » en référence au personnage de bande dessinée, est revenue sur les accusations. Selon elle, sa cliente « vit avec l’affaire Corinne Di Dio depuis 1995 » et n’a cessé de clamer son innocence depuis le début. La défense soutient que les preuves matérielles sont insuffisantes et que l’enquête initiale a été bâclée. « Elle n’a pas tué sa belle-sœur, et nous le démontrerons », a déclaré l’avocate.

Les faits et les zones d’ombre

Corinne Di Dio a disparu en 1995 dans des circonstances non élucidées. Son corps n’a jamais été retrouvé. Marie-Thérèse Garcia a été mise en examen et placée en détention provisoire à plusieurs reprises, avant d’être finalement renvoyée devant les assises pour meurtre. L’accusation s’appuie sur des témoignages et des éléments indirects, tandis que la défense conteste leur fiabilité. L’absence de corps et d’ADN rend l’affaire particulièrement complexe.

Un procès très attendu

Ce procès suscite un intérêt médiatique important, notamment en raison de l’âge de l’accusée et de la durée de l’affaire. Les débats doivent se poursuivre plusieurs jours, avec l’audition de nombreux témoins et experts. La cour d’assises rendra son verdict à l’issue des délibérations.

Une possible erreur judiciaire ?

La défense de Marie-Thérèse Garcia plaide pour une relaxe, estimant que les charges retenues ne sont pas fondées. « Nous sommes confiants, la vérité éclatera », a affirmé son avocate. De leur côté, les parties civiles, représentant les proches de Corinne Di Dio, attendent une reconnaissance des faits et une condamnation.

L’affaire, qui a connu de nombreux rebondissements judiciaires, pourrait aboutir à un verdict historique, tant par l’âge de l’accusée que par les zones d’ombre qui persistent depuis trois décennies.