Les frappes américaines contre l'Iran sont entrées dans leur neuvième nuit, marquée par de nouveaux tirs de part et d'autre. Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé avoir visé des cibles militaires américaines à Bahreïn et au Koweït, tandis que Washington a affirmé avoir frappé des centres de commandement militaires et des cibles maritimes de la République islamique.
Ce nouvel épisode aggrave une situation déjà critique pour les compagnies aériennes de la région. Les réserves de kérosène, vitales pour l'aviation civile, fondent à vue d'œil en raison des perturbations dans le détroit d'Ormuz, par où transite une part significative du trafic pétrolier mondial. Les prix du carburant s'envolent, et plusieurs transporteurs ont déjà annoncé des réductions de vols ou des détours coûteux pour éviter les zones de conflit.
Escalade militaire ininterrompue
Depuis la rupture du cessez-le-feu, les échanges de tirs se sont intensifiés. Les Gardiens de la révolution ont revendiqué des attaques de missiles contre des bases américaines au Koweït et à Bahreïn, en représailles aux frappes américaines qui ont visé, selon le commandement central américain (Centcom), plus de 80 cibles militaires lors des nuits précédentes. Washington a également révoqué une licence pétrolière et renforcé le blocus naval dans le détroit d'Ormuz, où un pétrolier a récemment été attaqué.
Conséquences économiques et humanitaires
Au-delà des compagnies aériennes, l'économie régionale subit de plein fouet l'escalade. Les prix du carburant ont grimpé en flèche, affectant les transports, l'industrie et les ménages. Téhéran accuse Washington de viser des civils, tandis que la communauté internationale appelle à la désescalade sans obtenir de résultats concrets.
Impacts sur l'aviation civile
Les compagnies aériennes, confrontées à la raréfaction du kérosène, sont contraintes de réduire leurs vols ou d'allonger leurs trajets pour contourner les zones de combat. Les réserves stratégiques de carburant aviation diminuent rapidement, et certains aéroports pourraient être contraints de limiter leurs opérations si la situation perdure. Les surcoûts liés aux détours et à la hausse des prix du carburant se répercutent déjà sur les billets, tandis que les cargo aériens, essentiels aux chaînes d'approvisionnement, sont également perturbés.
Réactions et perspectives
Les autorités iraniennes ont réitéré leurs menaces de fermeture du détroit d'Ormuz, ce qui provoquerait une flambée mondiale des prix de l'énergie. Le vice-président américain Vance avait prévenu qu'une telle action entraînerait une riposte militaire. Aucun signe d'apaisement n'est perceptible, et les observateurs redoutent une extension du conflit à d'autres pays de la région.