L’affaire autour de la mort de Lyhanna, 11 ans, continue de susciter des réactions judiciaires. L’avocate d’une autre présumée victime, désignée sous le prénom de Rosa, a livré un témoignage frappant sur l’état psychologique de sa cliente.

Me Élise Arfi, qui représente la fillette, a indiqué que Rosa est « murée dans le silence » et « effrayée ». Ces déclarations interviennent alors que la région de Fleurance a rendu un dernier hommage chargé d’émotion à Lyhanna.

La défense de Rosa réclame désormais des comptes sur le fonctionnement du système judiciaire. Selon l’avocate, l’enfant serait dans un état de sidération, incapable de verbaliser ce qu’elle a vécu. « Elle se tait, elle se referme », a confié l’avocate, ajoutant que cette attitude traduit une peur profonde.

Des zones d’ombre persistent

L’affaire Jérôme Barella, mis en cause dans le meurtre de Lyhanna, a révélé des dysfonctionnements présumés dans le suivi judiciaire du suspect. Plusieurs voix s’élèvent pour pointer des manquements, tandis que d’autres estiment qu’il est « irresponsable » de désigner la faute des magistrats sans une analyse globale.

L’avocate de Rosa, sans entrer dans le détail des procédures en cours, a insisté sur la nécessité de protéger les mineurs et de tirer les leçons de ce drame. Elle n’a pas précisé si Rosa était entendue par les enquêteurs, mais a souligné l’importance de laisser le temps à l’enfant de s’exprimer.

Un hommage et des questions

Les obsèques de Lyhanna se sont déroulées dans une atmosphère de recueillement mêlée de colère. De nombreux habitants de Fleurance ont assisté à la cérémonie, marquée par l’émotion. La famille de la victime a appelé à ce que justice soit faite et que toute la lumière soit faite sur les circonstances du drame.

L’affaire a relancé le débat sur le suivi des personnes condamnées pour des faits de mœurs et sur les éventuelles défaillances administratives. Des critiques ont émergé à l’encontre de l’institution judiciaire, certains estimant que des signaux d’alerte n’avaient pas été pris en compte.

L’avocate de Rosa, en prenant la parole, entend maintenir la pression sur les autorités pour que des mesures concrètes soient prises. « Nous devons protéger les enfants, et cela passe par une remise en question des procédures », a-t-elle conclu.

L’enquête se poursuit pour déterminer l’ensemble des responsabilités et entendre toutes les personnes impliquées. La situation de Rosa, bien que distincte de celle de Lyhanna, illustre les traumatismes que ces affaires peuvent provoquer chez les plus jeunes.