De nouveaux éléments viennent élargir le volet des victimes présumées de Jérôme Barella, déjà mis en cause dans la mort de Lyhanna. Des messages échangés avec une collégienne de 13 ans, prénommée Lise et placée à l’Aide sociale à l’enfance (ASE), ont été rendus publics. L’adolescente y relate sa stupéfaction rétrospective : « Je l’ai échappée belle, ça aurait pu être moi », confie-t-elle.
Un défilé de messages à caractère sexuel
Selon les informations disponibles, Jérôme Barella aurait entamé une correspondance numérique avec Lise alors qu’elle était encore au collège. Les échanges, décrits comme glaçants, contiennent des demandes de photos intimes et des propositions déplacées. L’adolescente, qui était alors sous la protection de l’ASE, aurait été visée par une stratégie de séduction malsaine, similaire à celle dénoncée par d’autres plaignantes.
Des similitudes avec le dossier Lyhanna
Ces révélations interviennent dans le cadre plus large de l’affaire entourant la mort de Lyhanna, une enfant de 11 ans dont le corps a été retrouvé en mai dernier. Jérôme Barella a été mis en examen pour assassinat et viol sur mineur de moins de 15 ans. Les investigations ont mis au jour un pattern d’approche auprès de jeunes filles vulnérables, souvent placées sous la tutelle de l’ASE. Lise, aujourd’hui âgée de 13 ans, aurait été contactée alors qu’elle était encore plus jeune.
Une plainte en préparation
Les avocats de la famille de Lyhanna ont indiqué qu’ils s’apprêtaient à déposer une plainte pour le compte de Lise, afin que ces nouveaux faits soient officiellement joints à l’enquête en cours. La défense de Jérôme Barella n’a pas réagi publiquement à ces révélations. Les enquêteurs examinent désormais l’ensemble des messageries de l’homme de 42 ans, à la recherche d’autres potentielles victimes.
Le silence de l’ASE questionné
Ces éléments relancent les interrogations sur la manière dont l’Aide sociale à l’enfance a pu laisser se développer une telle relation. Plusieurs voix s’élèvent pour demander des comptes sur les mesures de protection qui entourent les mineurs placés. Les autorités judiciaires ont promis une transparence totale dans le déroulement de l’information judiciaire.
La parole des victimes
Les proches de Lise, qui ont requis l’anonymat pour éviter toute pression, disent avoir découvert ces échanges par hasard. L’adolescente aurait fini par en parler à un éducateur, lequel a alerté les services compétents. « Elle réalise aujourd’hui le danger qu’elle a frôlé », confie une source proche du dossier. L’instruction se poursuit pour faire toute la lumière sur ce nouveau volet de l’affaire Barella.