L'enquête autour de la mort de Lyhanna, 11 ans, dont le corps avait été découvert dans une exploitation agricole dans le Gers, connaît un tournant majeur. L'autopsie pratiquée sur l'enfant a révélé qu'elle a été victime d'un viol, selon des informations recueillies ce jeudi 18 juin. Les examens médico-légaux ont également mis en évidence la présence de l'ADN (profil biologique) de Jérôme Barella sur le corps de la victime. Cet élément accrédite la thèse d'une agression sexuelle commise par le principal suspect dans cette affaire. Les investigations se poursuivent pour établir l'ensemble des circonstances du drame. Ce rebondissement judiciaire intervient alors que des révélations antérieures avaient déjà mis en lumière des échanges de messages intimes entre Jérôme Barella et une collégienne de 13 ans placée à l'Aide sociale à l'enfance (ASE). Cette adolescente, prénommée Rosa, avait fait l'objet d'un signalement qui, selon plusieurs sources proches du dossier, aurait pu permettre d'interpeller le suspect avant le décès de Lyhanna. L'avocate de cette collégienne a décrit une enfant « murée dans le silence », « effrayée », et a réclamé des comptes sur d'éventuels dysfonctionnements du système judiciaire. Par ailleurs, d'anciens collègues de Jérôme Barella ont témoigné de son comportement jugé « tout excité » en présence d'enfants. L'affaire continue de susciter une vive émotion et des interrogations sur les failles potentielles dans le suivi des signalements.