L’affaire Lyhanna continue de susciter des réactions sur les plans judiciaire et politique. La mère de Rosa, l’une des jeunes filles impliquées dans cette affaire de violences sexuelles présumées, a fait savoir qu’elle allait déposer une plainte contre l’État. Cette démarche vise à dénoncer un défaut de protection des mineurs et un dysfonctionnement des services sociaux, selon ce qu’elle a indiqué.
Parallèlement, Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, a exprimé ses regrets face à ce qu’elle estime être une insuffisance de dialogue entre les familles et les autorités publiques. Elle a jugé que la communication autour de ce dossier avait été défaillante et que les proches des victimes n’avaient pas été suffisamment entendus. Cette prise de position intervient alors que plusieurs parlementaires réclament davantage de transparence sur les procédures engagées.
Une réunion de crise à Matignon
Dans ce contexte tendu, le chef du gouvernement a convoqué une réunion de travail à Matignon. Cinq ministres ont été invités à y participer, dont ceux chargés de l’intérieur, de la justice et des solidarités. L’objectif affiché est de faire le point sur les mesures en cours et d’examiner les éventuelles réformes à apporter au système de protection de l’enfance. Cette rencontre intervient après plusieurs auditions parlementaires, notamment celles des ministres Gérald Darmanin et Laurent Nuñez au Sénat.
Des annonces administratives en suspens
Le ministre des Armées, qui avait précédemment exprimé son choc face aux révélations, s’est engagé à rendre des conclusions administratives dans un délai de quinze jours. Il avait également réuni les responsables des ministères de l’intérieur et de la justice pour coordonner la réponse de l’exécutif. Une inspection a été promise sous le même horizon temporel, afin d’évaluer les éventuelles négligences ou erreurs dans le suivi des signalements.
Un sujet qui mobilise l’opinion
L’affaire Lyhanna, du nom d’une adolescente disparue, a mis en lumière des failles présumées dans la chaîne de signalement et de prise en charge des mineurs en danger. La mère de Rosa, dont la fille serait également concernée, a souhaité que la justice administrative reconnaisse la responsabilité de l’État dans ce qu’elle considère comme une absence de protection efficace. Sa plainte vise à obtenir des réparations et à faire évoluer les pratiques.
Les réactions politiques
Plusieurs élus ont pris la parole sur ce dossier. Yaël Braun-Pivet a insisté sur la nécessité d’un dialogue renoué entre les institutions et les familles. D’autres voix, y compris au sein de la majorité, ont appelé à des réformes structurelles pour éviter que de tels faits ne se reproduisent. L’exécutif, de son côté, assure vouloir tirer toutes les conséquences des dysfonctionnements constatés et promet des mesures concrètes dans les prochaines semaines.