Alors que la Coupe du monde 2026 bat son plein, la question de l'exploitation sexuelle refait surface au Mexique, pays hôte de plusieurs rencontres. Les craintes exprimées avant le début du tournoi se trouvent ravivées, alors même que l'actualité sportive est marquée par des incidents climatiques.

Une tempête retarde Mexique-Angleterre

Le match tant attendu entre le Mexique et l'Angleterre, prévu dans les derniers jours, a subi un contretemps important. Une tempête s'est abattue sur la région, contraignant les organisateurs à retarder le coup d'envoi de la rencontre. Aucun bilan détaillé des dégâts n'a été communiqué dans l'immédiat, mais cet épisode météorologique a rappelé la vulnérabilité des infrastructures face aux aléas climatiques.

Exploitation sexuelle : une menace persistante

Au-delà des perturbations météorologiques, des associations et des autorités locales s'inquiètent des risques d'exploitation sexuelle qui accompagnent les grands rassemblements sportifs. Le Mexique, déjà confronté à des phénomènes de traite des êtres humains et de prostitution forcée, redoute que l'afflux de visiteurs et l'ambiance de fête ne favorisent une explosion de ces pratiques. Des groupes de défense des droits des femmes ont multiplié les alertes ces derniers mois, appelant à des mesures préventives renforcées.

Des mesures de prévention mises en place

En réponse à ces craintes, les autorités mexicaines ont déployé des dispositifs de vigilance accrus aux abords des stades et dans les zones touristiques. Des campagnes de sensibilisation ont été lancées, et des numéros d'urgence ont été diffusés pour permettre aux potentielles victimes de signaler les abus. Toutefois, la pression reste forte, et les observateurs estiment que le pic d'affluence des matches pourrait encore accroître les risques.

Un contexte de défi sécuritaire

Cette problématique s'inscrit dans un défi sécuritaire plus large, partagé avec les États-Unis et le Canada, les deux autres pays hôtes. Les autorités américaines ont déjà engagé plus d'un milliard de dollars pour la sécurité du tournoi, mais la lutte contre l'exploitation sexuelle reste une priorité difficile à évaluer. Au Mexique, les forces de l'ordre sont mobilisées, mais la porosité des frontières et la complexité des filières de traite compliquent la tâche.

L'événement sportif sous le signe de l'incertitude

Sur le plan purement footballistique, la Coupe du monde 2026 se déroule sur trois fuseaux horaires, avec 48 équipes et 104 matches au programme. Ce format inédit, couplé aux conditions météorologiques changeantes, ajoute une dimension logistique supplémentaire pour les organisateurs. Les supporters, quant à eux, espèrent que la fête restera sportive, sans que les craintes liées à l'exploitation sexuelle ne viennent assombrir le tableau.