Des déclarations optimistes côté américain
Le vice-président des États-Unis, J.D. Vance, a estimé jeudi que les négociations avec l'Iran avaient réalisé « beaucoup de progrès » vers un accord, tout en précisant que le président Donald Trump n'était pas encore prêt à l'approuver. Cette déclaration intervient dans un climat de tensions militaires accrues, marqué par des frappes américaines dans le sud de l'Iran et une riposte iranienne visant une base aérienne américaine.
Les opérations américaines qualifiées de « défensives »
Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'armée américaine a abattu quatre drones iraniens qui représentaient une « menace autour du détroit d'Ormuz », selon un responsable américain s'exprimant sous couvert de l'anonymat. Les forces américaines ont également frappé « une station de contrôle au sol à Bandar Abbas qui menaçait de lancer un cinquième drone ». Ces actions ont été présentées comme « mesurées, uniquement défensives et menées avec l'intention de maintenir le cessez-le-feu ». Des médias iraniens avaient auparavant rapporté trois fortes explosions près de Bandar Abbas, dans le sud du pays. Il s'agissait de la deuxième opération américaine de ce type en une semaine.
La riposte iranienne : une base américaine ciblée
En réponse, la marine du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a ciblé jeudi une base aérienne américaine. Cette frappe constitue l'épisode le plus sérieux depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 8 avril, selon plusieurs observateurs. Les deux belligérants ont ainsi enregistré leurs affrontements les plus graves depuis cette date, compliquant encore le fragile processus de paix.
Le Liban sous pression israélienne
Parallèlement, l'armée israélienne a intensifié ses opérations au Liban. Tôt jeudi, le porte-parole Avichai Adraee a appelé les habitants de la ville de Tyr et de ses environs à évacuer immédiatement vers le nord de la rivière Zahrani, annonçant des opérations imminentes contre le Hezbollah pro-iranien. « Alerte urgente à l'attention des résidents libanais, en particulier des habitants de Tyr… pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement », a-t-il écrit. Israël a étendu sa « zone de combat » dans le sud du Liban, malgré la trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril. Des frappes israéliennes ont fait au moins 17 morts dans le sud du pays et près de Beyrouth, selon un bilan communiqué jeudi. Un autre bilan, partiel, faisait état d'au moins 14 victimes.
Un cessez-le-feu plus que jamais menacé
Les multiples violations du cessez-le-feu, tant entre les États-Unis et l'Iran qu'entre Israël et le Hezbollah, fragilisent un équilibre déjà précaire. Les déclarations de J.D. Vance sur l'avancée des négociations contrastent avec la réalité des combats. Le vice-président américain n'a pas donné de détails sur les termes de l'accord en gestation, mais a indiqué que Donald Trump devait encore donner son feu vert. « Beaucoup de progrès ont été faits, mais le président n'est pas encore prêt à approuver », a-t-il résumé jeudi.
Quelle issue ?
La situation demeure très volatile. Alors que les frappes continuent au Liban et que les échanges de tirs entre Washington et Téhéran se poursuivent, la perspective d'un accord diplomatique semble incertaine. Les prochaines heures seront cruciales pour déterminer si les avancées évoquées par J.D. Vance pourront aboutir à une désescalade durable, ou si les hostilités vont encore s'étendre.