Une déclaration choc de Donald Trump
Le président des États-Unis, Donald Trump, a affirmé, dans des déclarations rapportées ce week-end, que l'Iran ne disposerait plus que de 22 % de ses capacités de missiles. Cette estimation intervient dans un contexte de regain de tensions au Moyen-Orient, marqué par de nouveaux tirs de projectiles iraniens en direction d'Israël, premiers depuis le cessez-le-feu annoncé le 8 avril.
Selon des propos rapportés par des journalistes, Donald Trump a évoqué ce chiffre alors qu'il s'entretenait avec des médias américains. Il a souligné que les capacités militaires iraniennes avaient été considérablement réduites, sans préciser la période de référence ni la méthodologie ayant servi à établir cette estimation. L'administration américaine n'a pas, pour l'heure, officiellement commenté ni confirmé ces chiffres.
Des frappes qui menacent les négociations
Ces déclarations surviennent alors que l'Iran a procédé, dimanche 7 juin, à des tirs de missiles contre Israël, premières attaques de cette ampleur depuis l'instauration du cessez-le-feu. Les sirènes d'alerte ont retenti dans de vastes zones du nord et du centre du pays, notamment à Haïfa, Césarée et Hadera. L'armée israélienne a indiqué avoir intercepté l'ensemble des projectiles, tout en signalant un second barrage.
Dans la foulée, Donald Trump a indiqué qu'il comptait s'entretenir avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour lui demander de ne pas riposter à cette attaque. « Je vais appeler Bibi tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés. Il a également estimé que ces échanges nuisaient aux négociations en cours avec Téhéran, expliquant : « Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement. »
Des menaces iraniennes et une riposte israélienne annoncée
De son côté, Téhéran a présenté ces tirs comme un « avertissement ». Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ont prévenu que toute nouvelle agression entraînerait une « riposte plus forte » et viserait « toutes les cibles américano-sionistes de la région ».
L'armée israélienne a répliqué en affirmant qu'elle poursuivrait ses opérations « dans tout le Liban » et qu'elle intensifierait la pression sur le Hezbollah. Le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l'armée israélienne, a déclaré que l'Iran avait commis « une grave erreur en choisissant une nouvelle fois la voie du terrorisme » et qu'Israël ne permettrait pas « la poursuite de tirs visant les citoyens de l'État d'Israël ».
Un contexte diplomatique fragile
Les pourparlers entre Washington et Téhéran, qui semblaient sur le point d'aboutir à un accord définitif selon Donald Trump, sont désormais compromis par cette escalade militaire. Le président américain a reconnu, dans une autre interview, que les frappes iraniennes « ne vont pas aider les négociations ».
Les récentes semaines ont été marquées par une succession de violations du cessez-le-feu, avec des frappes mutuelles entre l'Iran et les États-Unis, notamment sur des radars iraniens et des bases américaines dans le Golfe, ainsi que par des menaces iraniennes d'ouvrir de nouveaux fronts. La déclaration de Donald Trump sur les capacités militaires iraniennes intervient donc dans un climat de méfiance et de tensions accrues, où chaque camp cherche à peser sur l'équilibre des forces.