Salve iranienne puis riposte israélienne
Dans la soirée du dimanche 7 juin, de vastes zones du nord et du centre d'Israël ont été visées par des missiles tirés depuis l'Iran. Selon les autorités israéliennes, ces tirs constituaient une réponse aux opérations menées par Tsahal dans le sud du Liban. L'armée israélienne a répliqué quelques heures plus tard, en annonçant avoir ciblé des installations militaires en territoire iranien. Une quinzaine de détonations ont été entendues en Iran, selon des témoignages concordants.
Une riposte décidée sans le feu vert américain
Cette escalade intervient alors que l'administration américaine, par la voix du président Donald Trump, exhortait les deux camps à la désescalade afin de préserver les négociations en cours. D'après plusieurs responsables, la frappe de représailles israélienne a été exécutée sans l'accord préalable des États-Unis. Washington cherche à faire avancer un processus diplomatique avec Téhéran, et ces nouveaux bombardements compromettent ces efforts.
Un conflit régional qui s'étend
Ces échanges directs entre l'Iran et Israël marquent une intensification significative du conflit au Moyen-Orient. Jusqu'à présent, les deux pays s'affrontaient principalement par l'intermédiaire de mandataires ou via des frappes en territoire tiers. Cette fois, les missiles iraniens ont visé le territoire israélien lui-même, et la riposte israélienne a frappé le sol iranien.
Les appels au calme ignorés
Le président américain Donald Trump, qui s'efforce de relancer les pourparlers de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, avait multiplié les appels à la retenue ces derniers jours. Israël a néanmoins choisi de passer outre, estimant devoir répondre à ce qu'il considère comme une agression directe. Les États-Unis n'ont pas commenté officiellement le fait que leur allié ait agi sans leur aval.
Conséquences humanitaires et diplomatiques
Sur le terrain, les frappes des deux côtés ont provoqué des destructions dont l'ampleur reste à évaluer. Aucun bilan humain définitif n'a été communiqué dans l'immédiat. La communauté internationale observe avec inquiétude cette nouvelle phase du conflit, qui risque d'embraser l'ensemble de la région. Les canaux diplomatiques, déjà fragilisés par les précédentes violations du cessez-le-feu, subissent une pression supplémentaire. Les négociations entre l'Iran et les États-Unis, qui semblaient avoir connu des « progrès » fin mai, sont aujourd'hui gravement compromises.