Édouard Philippe a répondu positivement à l'initiative de Laurent Wauquiez, qui lui avait tendu la main dans la perspective de l'élection présidentielle de 2027. L'ancien Premier ministre s'est dit « très heureux » de cette ouverture, estimant que « les additions » sont plus profitables que « les soustractions » en politique. Cette déclaration, rapportée par l'entourage de M. Philippe, intervient alors que les deux figures de la droite et du centre tentent de rassembler leurs camps respectifs en vue du scrutin.

Laurent Wauquiez, président des Républicains, avait appelé à l'unité de la droite et du centre, évoquant la nécessité de dépasser les clivages pour faire barrage aux extrêmes. En réponse, Édouard Philippe, à la tête du parti Horizons, a salué cette initiative, tout en rappelant que la clé du succès réside dans la capacité à fédérer plutôt qu'à exclure.

Cette main tendue intervient dans un contexte de fragmentation de l'opposition, où plusieurs candidatures se dessinent à droite et au centre. Les deux hommes, tous deux anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron, pourraient être amenés à coopérer pour éviter une dispersion des voix. Toutefois, des différences stratégiques subsistent, notamment sur l'ancrage politique et le positionnement vis-à-vis de la majorité sortante.

La réaction d'Édouard Philippe, teintée d'optimisme, laisse entrevoir la possibilité d'une alliance élargie. Reste à savoir si les autres prétendants, comme Gabriel Attal ou Maud Bregeon, se joindront à ce mouvement. Les prochaines semaines devraient être décisives pour la structuration du camp présidentiel et de la droite.