Le Lincoln Memorial Reflecting Pool, bassin iconique de la capitale américaine, est devenu méconnaissable. Quelques jours seulement après avoir été rempli d'eau à l'issue d'une vaste rénovation, son plan d'eau a viré au vert, envahi par une prolifération d'algues. La situation, rapidement devenue virale, suscite une polémique politique et technique aux États-Unis.

Le président Donald Trump avait personnellement ordonné cette remise à neuf l'année dernière, en accusant son prédécesseur Joe Biden d'avoir laissé le bassin se dégrader. Les travaux achevés, l'eau claire devait symboliser un « renouveau patriotique », mais le résultat a déçu : des algues sont apparues massivement, gâchant l'image des lieux très fréquentés par les touristes.

Ce phénomène n'est pourtant pas inédit. Selon les informations recueillies, le bassin souffre de problèmes récurrents d'algues depuis des décennies. La dernière rénovation ne semble pas avoir réglé le problème structurel. Les autorités locales n'ont pas encore communiqué officiellement sur les causes exactes de cette nouvelle prolifération, ni sur les mesures envisagées.

Des experts consultés par la presse évoquent plusieurs facteurs : l'accumulation de nutriments dans l'eau, un ensoleillement printanier favorable aux algues, et peut-être un défaut dans le système de filtration ou de traitement de l'eau. Le bassin, très peu profond et exposé aux particules apportées par le vent et les visiteurs, serait particulièrement vulnérable.

La controverse dépasse le simple ennui esthétique. Les critiques du président y voient un symbole de l'échec d'une communication gouvernementale qui promettait des résultats impeccables. Les partisans de l'administration rétorquent que les algues, bien que gênantes, ne remettent pas en cause la qualité des travaux entrepris. Un débat sur l'efficacité des systèmes anti-algues modernes est également relancé.

Aucune date de nettoyage ou de nouveau traitement n'a été annoncée pour l'instant. Le bassin reste accessible au public, mais certains visiteurs expriment leur déception. L'affaire, largement relayée, illustre la difficulté de concilier rénovation rapide, symbolique politique et contraintes environnementales.