La justice a clos l’un des dossiers les plus glaçants des dernières années : Lakhdar M. a été condamné, ce vendredi 10 juillet, à vingt-sept ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse Assia. La cour d’assises a suivi les réquisitions prononcées la veille par le parquet, qui estimait que les faits justifiaient une peine aussi lourde.
L’accusé comparaissait depuis plusieurs jours devant la cour pour avoir étranglé sa femme dans leur domicile, avant de démembrer son corps et de disperser les restes dans le parc des Buttes-Chaumont, dans le nord-est de Paris. Ce n’est que tardivement dans la procédure qu’il avait reconnu l’intégralité des faits, après des mois de déni.
Le procès a mis en lumière le parcours d’une femme décrite comme « lumineuse » par ses proches, mais dont la vie conjugale se dégradait inexorablement sous l’emprise et la violence de son mari. Les témoignages ont décrit une emprise croissante et des faits de violences conjugales antérieurs, qui n’avaient pas empêché le drame.
La découverte macabre des ossements avait bouleversé les jardiniers du parc, venus témoigner à la barre. Les enquêteurs avaient ensuite remonté la piste jusqu’au couple, et Lakhdar M. avait fini par passer aux aveux. La qualification de féminicide a été retenue.
La peine de vingt-sept ans de prison ferme, assortie d’une période de sûreté, a été accueillie par la famille de la victime comme une reconnaissance de la gravité des faits. Ce verdict marque la fin d’une instruction et d’un procès qui ont tenu les médias en haleine, mais surtout qui ont permis de faire la lumière sur la mort d’Assia, dont le corps n’a jamais été retrouvé en totalité.