Le mardi 7 juillet, un deuxième comité d’alerte sur les finances publiques s’est réuni sous la présidence du Premier ministre Sébastien Lecornu. À cette occasion, le gouvernement a officiellement ramené sa prévision de croissance pour l’année 2026 de 0,9 % à 0,7 % du produit intérieur brut (PIB).
Ce chiffre s’aligne sur la projection publiée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), qui a intégré l’impact du récent protocole de paix entre l’Iran et les États-Unis. En comparaison, la Banque de France table sur une croissance de 0,5 % sans tenir compte de cet accord, tandis que la moyenne des économistes se situe à 0,6 %.
Face à cette révision, l’exécutif a également annoncé le blocage de 3 milliards d’euros de crédits supplémentaires, une mesure destinée à freiner la dérive des comptes publics. Il a par ailleurs concédé que l’objectif de limiter le déficit public à 5 % du PIB cette année serait difficile à atteindre.
Ce second comité d’alerte, présidé par le chef du gouvernement en présence des ministres de l’Économie et des Comptes publics, Roland Lescure et David Amiel, intervient dans un contexte de tensions budgétaires persistantes. La baisse de la prévision de croissance et le gel de crédits illustrent les marges de manœuvre réduites de l’État pour respecter ses engagements européens et assainir ses finances.