Un bilan en forte hausse
Les autorités vénézuéliennes ont revu à la hausse le bilan humain du double séisme qui a frappé le pays mercredi. La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi qu'au moins 164 personnes avaient perdu la vie et que 971 autres étaient blessées, selon les dernières données communiquées par les équipes de secours. Ce chiffre est en nette augmentation par rapport aux premières estimations qui faisaient état d'une trentaine de morts.
Deux secousses dévastatrices
Les deux principales secousses, de magnitude 7,2 et 7,5, se sont produites à quelques secondes d'intervalle, ont indiqué les services sismologiques. Leurs épicentres se trouvaient à proximité de la ville de San Felipe, relativement éloignée de la capitale Caracas. Cependant, certaines répliques ultérieures ont été localisées beaucoup plus près de la zone densément peuplée, aggravant les dégâts.
Dégâts considérables à Caracas et dans l'État de La Guaira
La capitale Caracas et l'État côtier de La Guaira ont subi d'importants dommages. De nombreux immeubles se sont effondrés, ensevelissant des habitants sous les décombres. Les secouristes ont travaillé sans relâche toute la nuit pour tenter de retrouver des survivants dans les ruines. Les autorités craignent que le bilan ne s'alourdisse encore à mesure que les recherches progressent.
État d'urgence décrété
Le président de la République a décrété l'état d'urgence pour faire face à cette catastrophe. Cette mesure permet de mobiliser plus rapidement les ressources de l'État et de coordonner l'aide humanitaire. Des fonds d'urgence ont été débloqués et des renforts médicaux dépêchés vers les zones sinistrées.
Des témoignages de survivants
Des rescapés ont décrit des scènes de panique et de désolation. « Nous avons cru que la fin du monde arrivait. Les murs tremblaient si fort que l'on ne pouvait pas rester debout », a confié une habitante de Caracas, encore sous le choc. « En quelques secondes, tout s'est effondré. Des immeubles entiers se sont écroulés comme des châteaux de cartes », a ajouté un autre témoin. De nombreuses familles passent la nuit dehors, craignant de nouvelles répliques.
Mobilisation des secours
Les opérations de sauvetage se poursuivent, notamment dans les quartiers les plus touchés. Des équipes cynophiles et des engins de levage sont déployés pour déblayer les gravats. Les hôpitaux de la région sont débordés et appellent aux dons de sang. La protection civile exhorte la population à rester vigilante et à suivre les consignes de sécurité.
La présidente par intérim a indiqué que le gouvernement travaillait à établir une liste actualisée des disparus et des sinistrés, et que l'aide internationale serait bienvenue. Plusieurs pays ont déjà proposé leur soutien.
La situation reste critique alors que des répliques pourraient encore survenir dans les prochains jours, selon les spécialistes.