Un second jour de calme précaire a été observé lundi à la frontière israélo-libanaise, après les violents affrontements du week-end. L'armée israélienne a imposé à ses troupes de nouvelles directives restrictives, les cantonnant à des opérations purement défensives. L'objectif affiché est de réduire les risques d'escalade.
Un mécanisme de coordination tripartite
Parallèlement, le Pakistan et le Qatar, qui jouent le rôle de médiateurs dans les négociations entre les États-Unis et l'Iran, ont officialisé la création d'une « cellule de déconfliction ». Selon l'annonce faite lundi, cette instance aura pour mission de garantir le respect de la cessation des opérations militaires au Liban. Elle réunira des représentants de l'Iran, des États-Unis et du Liban.
La position ferme d'Israël sur la zone de sécurité
Malgré l'accalmie, le chef de la diplomatie israélienne a réaffirmé l'intention de son pays de ne pas quitter la zone tampon qu'il a établie en territoire libanais, jusqu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. « Israël respectera le cessez-le-feu au Liban tant qu'il ne sera pas violé par le Hezbollah », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar dans un message publié sur les réseaux sociaux. « Nous n'avons pas d'ambitions territoriales au Liban, mais nous ne nous retirerons pas de la zone de sécurité et n'exposerons pas nos citoyens aux attaques du Hezbollah et à une éventuelle invasion », a-t-il ajouté.
Les combats du week-end
Cette trêve intervient après une flambée de violence vendredi et samedi. Un char israélien a explosé, tuant quatre soldats, dont un commandant de bataillon. Un cinquième militaire a trouvé la mort dans le même secteur samedi. En représailles, l'armée israélienne a mené des frappes intensives. De son côté, le Hezbollah a tiré plus de 50 roquettes contre les soldats israéliens opérant dans le sud du Liban, selon l'état-major israélien.
Le calme actuel reste fragile et tributaire de l'engagement des différentes parties à respecter les termes de l'accord.