Plus d'une semaine après les deux violents séismes qui ont frappé le Venezuela, les équipes de secours s'activent toujours dans les décombres. L'espoir de dégager des survivants s'amenuise de jour en jour, huit jours après les secousses. Le bilan officiel, désormais supérieur à 2 000 morts, continue d'alimenter l'émotion et la colère dans le pays.
La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a pour sa part fermement rejeté les allégations selon lesquelles son gouvernement aurait réagi trop lentement à la catastrophe. Cette mise au point intervient après plusieurs jours de critiques généralisées de la part de la population et d'observateurs, qui dénoncent une réponse étatique jugée tardive face à l'ampleur du désastre.
Les opérations de déblaiement se poursuivent sur l'ensemble du territoire touché, mais le temps presse. Les secouristes travaillent sans relâche, conscients que chaque heure écoulée réduit les chances de retrouver des personnes ensevelies encore en vie. Les autorités, de leur côté, tentent de gérer la crise humanitaire qui se profile, entre déplacés, infrastructures détruites et besoins médicaux urgents.
La gestion des séismes par l'exécutif est devenue un sujet de forte polémique. Alors que la présidente par intérim se défend d'avoir sous-estimé la situation, de nombreuses voix s'élèvent pour réclamer davantage de transparence et d'efficacité dans la distribution de l'aide. Les prochains jours seront décisifs pour évaluer la capacité du gouvernement à faire face aux conséquences de cette tragédie.