Le bilan humain du double séisme qui a ravagé le Venezuela fin juin continue de s’alourdir. Selon les dernières données communiquées par les autorités, le nombre de morts a dépassé la barre des 4 000, marquant une nouvelle étape tragique dans cette catastrophe naturelle sans précédent depuis plus d’un siècle.

Les secousses, survenues les 24 et 25 juin 2026, ont particulièrement touché les États de La Guaira et de Caracas, où des quartiers entiers se sont effondrés. Les opérations de déblaiement et de recherche de corps se sont poursuivies ces derniers jours, malgré des conditions difficiles. Les autorités locales ont indiqué que le comptage des victimes reste encore provisoire, des zones isolées n’ayant pas encore été parcourues.

L’ampleur des dégâts matériels est également considérable. Des milliers de bâtiments ont été détruits ou rendus inhabitables, et les infrastructures de transport et de communication ont été gravement endommagées. L’aéroport international de Caracas, qui avait été fermé, a partiellement repris son activité, facilitant l’acheminement de l’aide humanitaire internationale.

Parallèlement, la présidente par intérim du Venezuela a multiplié les appels à la solidarité internationale, réclamant en particulier la levée des sanctions économiques qui entravent l’accès aux ressources financières et aux biens nécessaires à la reconstruction. Les Nations unies ont également plaidé pour un assouplissement des mesures restrictives, afin de permettre l’entrée rapide de matériel médical, de nourriture et de moyens de secours.

Plusieurs pays ont déjà dépêché des équipes de secouristes et des cargaisons d’aide. Les États-Unis, qui avaient rétabli des relations diplomatiques avec Caracas après les séismes, ont envoyé des vols humanitaires. D’autres nations d’Amérique latine et d’Europe ont également apporté leur soutien. La communauté internationale suit de près l’évolution de la situation et s’organise pour une réponse à long terme face à une catastrophe qui a mis un pays déjà fragile à genoux.

Le précédent bilan officiel, communiqué le 10 juillet, faisait état de 3 889 morts. Le nouveau chiffre, qui dépasse les 4 000, confirme la tendance à une hausse continue du nombre de victimes à mesure que les recherches avancent. Les autorités sanitaires redoutent par ailleurs l’apparition d’épidémies dans les zones sinistrées, où l’accès à l’eau potable et aux soins reste très limité.