Un accord conclu après des mois de tensions
La République islamique d'Iran et les États-Unis sont parvenus à un accord de paix, annoncé conjointement par les deux capitales ce week-end. Le texte, qui doit être signé ce vendredi en Suisse, prévoit notamment la réouverture du détroit d'Ormuz et la reprise des flux pétroliers, une mesure essentielle pour l'approvisionnement énergétique mondial. Les cours du brut ont immédiatement chuté de près de 4 % lundi, signe d'un apaisement des craintes sur l'offre.
L'accord intervient après plus de quatre mois d'affrontements, déclenchés à la suite d'une escalade entre les deux puissances. Le président Donald Trump, qui fêtait son 80e anniversaire, a salué une « grande victoire » pour la paix, tandis que les autorités iraniennes ont également revendiqué des « succès majeurs » obtenus dans le cadre de ces négociations.
Une deuxième phase de pourparlers en préparation
Au-delà de la signature du protocole, les deux parties ont déjà évoqué l'ouverture d'une deuxième phase de discussions, devant se tenir dans un délai de soixante jours. Ces pourparlers devraient porter sur les questions de fond restées en suspens, notamment le programme nucléaire iranien et la levée des sanctions américaines. Selon des sources proches du dossier, les négociateurs s'attellent déjà à la préparation de cette étape, qui pourrait se dérouler sous médiation internationale.
Réactions internationales : Macron salue, Pékin prudent
À Paris, le président Emmanuel Macron a salué l'accord conclu entre Washington et Téhéran, y voyant « un pas important vers la stabilité régionale ». Le chef de l'État français a également insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts diplomatiques pour garantir une paix durable. Cette déclaration intervient alors que le sommet du G7 se tient à Évian, où Donald Trump est très attendu.
Côté chinois, la réaction est mesurée. Pékin, qui a œuvré en coulisses pour faciliter la résolution du conflit, se dit « soulagé » mais reste prudent. La Chine, premier importateur mondial de pétrole, espère que la réouverture du détroit d'Ormuz stabilisera ses approvisionnements. Toutefois, plusieurs incertitudes subsistent, notamment sur l'instauration éventuelle d'un péage dans cette voie maritime stratégique. Les Bourses chinoises n'ont d'ailleurs que faiblement réagi, l'indice CSI300 progressant de 1,43 % seulement, là où Tokyo et Séoul enregistraient des hausses de 5 % et 5,5 %.
Netanyahou demande une rencontre urgente
Du côté israélien, le premier ministre Benjamin Netanyahou a demandé une réunion urgente avec Donald Trump à l'issue du G7. Cette requête traduit les préoccupations de l'État hébreu quant aux implications de l'accord américano-iranien sur sa sécurité, en particulier concernant le programme balistique de Téhéran et son influence dans la région.
Des conséquences économiques immédiates
Sur les marchés, l'annonce a provoqué une dégringolade des prix du pétrole, le baril de Brent perdant plusieurs dollars en une seule séance. Les investisseurs anticipent un retour progressif du pétrole iranien sur le marché mondial, ce qui pourrait peser durablement sur les cours. Les compagnies pétrolières internationales suivent de près l'évolution de la situation, alors que les discussions sur une éventuelle levée des sanctions américaines contre l'Iran pourraient ouvrir la voie à de nouveaux contrats d'exploration et de production.
Calendrier des prochaines étapes
La signature officielle du protocole de paix est fixée à vendredi en Suisse. Par la suite, les négociateurs américains et iraniens devraient se retrouver pour entamer la deuxième phase de pourparlers, probablement sous les auspices d'un pays médiateur. Un délai de deux mois a été évoqué pour ces discussions, sans plus de précision sur leur lieu ou leur format exact.