Un accord en forme de cadre, conclu par médiation pakistanaise
Les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un protocole d’entente destiné à mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur l’ensemble des théâtres, y compris le Liban. L’annonce a été faite lundi 15 juin par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui a joué un rôle de médiateur clé dans le conflit, avant d’être confirmée quelques heures plus tard par les deux capitales.
Le président américain Donald Trump a officialisé la nouvelle sur son réseau social, écrivant que « l’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé ». Une cérémonie de signature est prévue vendredi à Genève.
Réouverture du détroit d’Ormuz, mais une clause ajoutée in extremis
Le document, dont le contenu précis n’a pas été rendu public, fixe les grandes lignes d’une cessation des hostilités. Donald Trump a précisé sur Truth Social qu’il autorisait « pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage » et la « levée immédiate du blocus naval américain », ajoutant que cette mesure entrerait en vigueur dès la signature de l’accord vendredi, afin de permettre les opérations de déminage.
Cependant, l’agence iranienne Fars a rapporté que Téhéran avait introduit au dernier moment une clause supplémentaire dans les négociations, prévoyant l’imposition de redevances pour les services maritimes dans le détroit. Selon cette source, « dans les derniers instants des négociations, le texte du mémorandum d’entente a été modifié, soulignant clairement et explicitement la question de la souveraineté irano-omanaise sur le détroit d’Ormuz ». L’Iran n’a pas officiellement commenté ce point, et Washington ne s’est pas encore exprimé sur cette évolution.
Cessez-le-feu au Liban et sur tous les fronts
Le protocole prévoit l’arrêt des combats au Liban, théâtre majeur du conflit régional. L’accord mettrait fin à une guerre décrite par certains observateurs comme ayant été déclenchée « illégalement » par les deux puissances, après plus de cent jours d’affrontements.
Une phase diplomatique de soixante jours pour les dossiers sensibles
L’entente conclue ne constitue pas un accord définitif. Elle fixe un cadre avant l’ouverture d’une phase diplomatique de soixante jours, durant laquelle les parties devront résoudre les questions les plus épineuses. Sont notamment concernés l’avenir du programme nucléaire iranien, le sort des stocks d’uranium hautement enrichi, ainsi que la levée progressive des sanctions américaines. La deuxième phase de pourparlers devrait donc aborder ces sujets cruciaux sans lesquels un règlement durable ne pourra être scellé.