Le guide suprême iranien a donné son approbation au protocole d'accord en 14 points conclu avec les États-Unis, selon des informations officielles. Le texte, dont Téhéran a dévoilé le contenu, intervient dans un contexte de tensions régionales et de négociations multilatérales.
Un protocole en quatorze points
Le document, rendu public par les autorités iraniennes, détaille les engagements réciproques des deux parties. Parmi les clauses figurent la levée des sanctions économiques imposées par Washington à Téhéran, la libre circulation des navires dans le détroit d'Ormuz, ainsi que des mesures concernant le programme nucléaire iranien, notamment la dilution de l'uranium enrichi. Le sort du nucléaire est toutefois renvoyé à des discussions ultérieures, prévues dans une deuxième phase de pourparlers.
L'opposition exprime son désarroi
Un opposant iranien a exprimé son désarroi face à cet accord, qu'il perçoit comme une reddition du régime. « C'est une capitulation déguisée. Le régime a renoncé à ses acquis sans obtenir de garanties concrètes », a-t-il déclaré, sous couvert d'anonymat par crainte de représailles. Cette réaction illustre les fractures au sein de la société iranienne, où une partie de la population et de l'élite politique critique la gestion du dossier nucléaire et la normalisation avec les États-Unis.
Incertitudes sur le calendrier des pourparlers
Si l'approbation du guide suprême constitue une étape clé, l'incertitude demeure quant à la date d'ouverture des négociations de fond. Des sources proches des discussions évoquent des divergences sur le calendrier et le lieu des futures rencontres. La première phase, marquée par la signature à distance du protocole à Genève, devrait être suivie de discussions plus approfondies sur le nucléaire, le Liban, et d'autres dossiers régionaux.
Réactions internationales
À Washington, le vice-président américain a qualifié l'accord de « gagnant-gagnant », assurant que les deux parties en tireraient des bénéfices. De son côté, Téhéran insiste sur la levée immédiate des sanctions et la reprise des échanges commerciaux, notamment dans le secteur pétrolier. Deux pétroliers iraniens ont déjà traversé le détroit d'Ormuz après la levée du blocus américain, marquant le début de la reprise économique.
Enjeux régionaux
Au-delà des aspects bilatéraux, cet accord s'inscrit dans un contexte plus large de cessez-le-feu au Moyen-Orient et de tentatives de désescalade entre les puissances régionales. Les discussions à venir devraient aborder le rôle de l'Iran au Liban et en Syrie, ainsi que la sécurité dans le golfe Persique. La communauté internationale suit de près ces développements, tandis que les marchés financiers anticipent une détente des tensions pétrolières.