Dans le cadre de l’affaire Lyhanna, l’examen médico-légal réalisé sur la plaignante mineure, qui accuse le mis en examen Jérôme Barella de viol, avait conclu dès septembre 2025 à la présence de lésions compatibles avec des actes de viol. Cette information, jusqu’ici non détaillée, apporte un éclairage nouveau sur l’une des procédures visant le quadragénaire.
Les investigations établissent que la jeune fille, dont l’examen a été pratiqué quelques jours après les faits présumés, présentait des lésions dont la nature est « compatible avec des viols », selon la terminologie employée dans le rapport. Ce document médico-légal devient une pièce centrale de la procédure, alors que le suspect est d’ores et déjà mis en examen pour « enlèvement et séquestration » dans la disparition de Lyhanna, 11 ans, dans le Gers.
Cinq procédures antérieures pour violences sexuelles
Avant la disparition de l’enfant, Jérôme Barella avait déjà été visé par au moins cinq procédures concernant des violences sexuelles sur des mineures. Parmi celles-ci figurent un signalement datant de 2017, trois plaintes pour viol sur mineure ainsi que d’autres plaintes pour violences sexuelles. L’existence de ces antécédents a été confirmée par la procureure de la République, qui a également annoncé l’ouverture d’une enquête administrative sur le traitement de la plainte pour viols déposée par la mineure concernée par le rapport médico-légal.
Un regroupement des enquêtes
Les différentes plaintes pour viol visant le même suspect, dont celle qui a donné lieu à l’examen de septembre 2025, ont été regroupées dans une même information judiciaire. Cette décision vise à éviter une dispersion des investigations et à permettre une approche globale des faits reprochés à Jérôme Barella. Le parquet a précisé que ces affaires sont désormais traitées conjointement avec la procédure principale pour enlèvement et séquestration.
Le profil du suspect
Jérôme Barella, un homme de 44 ans, était déjà connu des services de police pour des faits de nature sexuelle avant la disparition de Lyhanna. Son profil trouble avait été souligné dès les premiers jours de l’enquête. Les autorités judiciaires ont indiqué que le suspect faisait l’objet d’une surveillance judiciaire, mais les détails de cette mesure n’ont pas été rendus publics.
Des zones d’ombre sur le traitement de la plainte
L’enquête administrative ordonnée par la procureure doit déterminer pourquoi la plainte pour viols déposée par la mineure n’a pas donné lieu à des poursuites plus précoces. Le classement sans suite de cette plainte, intervenu avant que le rapport médico-légal ne soit pris en compte, est au centre des interrogations. Les résultats de cette enquête administrative sont attendus dans les semaines à venir.
Pas de commentaire de la défense
Me Sophie Mazaud, avocate de Jérôme Barella, n’a pas souhaité faire de commentaire sur les révélations médico-légales. La défense se concentre pour l’instant sur la contestation de la mise en examen pour enlèvement et séquestration, arguant que son client n’est pas impliqué dans la disparition de Lyhanna.
La famille de Lyhanna toujours sans réponse
La mère de Lyhanna, qui a multiplié les appels à témoins depuis la disparition de sa fille, n’a pas réagi à ces nouvelles informations. L’enquête se poursuit pour retrouver la trace de l’enfant, dont on reste sans nouvelles depuis plusieurs semaines.
Procédure judiciaire en cours
Les investigations se déroulent sous l’autorité d’un juge d’instruction. Les expertises complémentaires, notamment génétiques et numériques, sont en cours. Le parquet a indiqué que des confrontations pourraient être organisées dans les prochains mois.