Un corps a été découvert à proximité du lieu où Lyhanna avait disparu, selon des sources proches de l'enquête. La victime portait des vêtements ressemblant à ceux que l'adolescente portait le jour de sa disparition. Une autopsie est en cours pour déterminer l'identité de la personne et les causes du décès.
Cette découverte intervient alors que l'affaire suscite une vive émotion. La présidente de l'association La Voix de l'enfant a réagi en soulignant la nécessité d'une prise de conscience collective. « Il faut que notre société ne fasse pas peser, sur les enfants, les faits commis par les parents », a-t-elle déclaré.
Les antécédents judiciaires du suspect en lumière
Le principal suspect, Jérôme B., avait été placé en garde à vue puis sous contrôle judiciaire strict dans le cadre de l'enquête sur la disparition. La procureure avait annoncé l'ouverture d'une enquête administrative après qu'une plainte pour viols déposée par une mineure, visant le même homme, avait été classée sans suite. Un examen médico-légal réalisé dès septembre 2025 avait pourtant mis en évidence des lésions compatibles avec des viols.
Une nouvelle plainte pour viol sur mineur a également été déposée, et les procédures ont été regroupées. Ces révélations ont provoqué une onde de choc et relancé les interrogations sur le traitement judiciaire des violences sexuelles sur mineurs.
L'association réclame des mesures structurelles
Face à la répétition de tels drames, La Voix de l'enfant demande des mesures urgentes. L'association milite notamment pour que les enfants ne soient pas stigmatisés ou pénalisés par les actes de leurs parents, et pour que les signalements de violences soient traités avec davantage de rigueur. La présidente insiste sur la nécessité d'une protection renforcée des mineurs, tant dans le cadre familial que judiciaire.
L'enquête se poursuit tandis que l'autopsie doit permettre de confirmer ou d'infirmer l'identité du corps retrouvé. Les résultats sont attendus avec impatience par la famille de Lyhanna et par l'opinion publique.