Andy Burnham a été officiellement nommé Premier ministre du Royaume-Uni lundi 20 juillet, lors d'une audience au palais de Buckingham avec le roi Charles III. Le dirigeant travailliste succède ainsi à Keir Starmer, qui a présenté sa démission plus tôt dans la journée. Cette nomination, attendue depuis plusieurs semaines, marque l'aboutissement d'une transition politique qui a vu Burnham remporter la direction du Parti travailliste et obtenir le soutien de la majorité des parlementaires.

Dans ses premières déclarations après avoir été reçu par le souverain, Andy Burnham a promis une « réinitialisation » complète du pays, qu'il a qualifiée de « nouveau modèle politique » et de « nouveau modèle économique ». Il a affirmé vouloir rompre avec les pratiques du passé et engager le Royaume-Uni dans une ère de changements profonds, notamment dans la gestion des services publics et la relance de la croissance.

Réactions internationales

Le président français Emmanuel Macron a adressé ses félicitations au nouveau Premier ministre britannique. Dans un communiqué, il a également rendu hommage à Keir Starmer, « dont l'engagement a contribué à renforcer la coopération entre le Royaume-Uni, la France et nos partenaires européens ». Macron a appelé à donner « un nouvel élan au partenariat entre le Royaume-Uni et l'Union européenne », signalant son souhait de voir la relation post-Brexit se stabiliser et se développer.

Cette nomination intervient dans un contexte politique intérieur marqué par l'usure du gouvernement Starmer, fragilisé par des revers électoraux et des divisions internes. Andy Burnham, ancien maire de Manchester et figure connue pour ses positions sociales-démocrates, avait déjà laissé entendre qu'il n'envisageait pas d'élections anticipées. Il devrait désormais former son gouvernement dans les prochains jours.