Contexte des hostilités

Les prix du pétrole ont connu une légère hausse lundi 29 juin, après qu'un responsable américain a indiqué que les États-Unis et l'Iran s'étaient entendus pour suspendre les attaques dans le détroit d'Ormuz. Cet accord, qui n'a pas encore été confirmé par Téhéran, permettrait aux navires commerciaux de transiter par cette voie maritime stratégique, tout en poursuivant les discussions sur le mémorandum d'entente déjà en vigueur.

L'annonce intervient alors que le cessez-le-feu semblait menacé après une frappe de drone iranien contre un cargo jeudi dernier. En représailles, les forces américaines ont visé des sites de défense antiaérienne et d'autres infrastructures militaires iraniennes le lendemain. Les Gardiens de la Révolution ont ensuite riposté ce week-end en lançant des missiles et des drones contre une base navale américaine à Bahreïn et une base aérienne au Koweït. La fréquentation du détroit a diminué régulièrement durant tout le week-end.

Les marchés pétroliers

Malgré ces affrontements, le brut Brent, référence internationale, a gagné 0,5 % lundi, s'établissant à 73 dollars le baril pour livraison en septembre, contrat le plus actif. Les prix restent proches de leurs niveaux d'avant-guerre, niveau retrouvé la semaine dernière après une série de baisses. Le brut West Texas Intermediate, étalon américain, a également augmenté dans des proportions similaires, pour atteindre environ 70 dollars le baril.

Réaction des marchés financiers

Les contrats à terme sur l'indice S&P 500 laissaient entrevoir une ouverture en hausse d'environ un demi-point de pourcentage lundi aux États-Unis. En Asie, où les pays importent d'importants volumes de pétrole et de gaz, les indices boursiers ont été mitigés : Taïwan a gagné 1 %, Hong Kong a progressé de près de 2 %, tandis que le KOSPI sud-coréen a cédé 0,2 %. En Europe, l'indice Stoxx 600, qui suit les plus grandes entreprises du continent, est resté stable.

Carburants : baisse modérée

Le prix de l'essence aux États-Unis a reculé d'un cent lundi, pour s'établir à 3,86 dollars le gallon en moyenne nationale, selon l'Automobile Association of America (AAA). Malgré ce repli, les tarifs à la pompe demeurent 30 % plus élevés qu'au déclenchement du conflit. Le gazole a quant à lui légèrement fléchi, à 4,86 dollars le gallon, soit une hausse également d'environ 30 % depuis le début de la guerre. Les prix des carburants ne suivent pas immédiatement les variations du brut, avec un décalage de quelques jours.

Perspectives

L'incertitude demeure quant à la solidité de l'accord de suspension des attaques, alors que les deux camps ont poursuivi leurs frappes ce week-end. Les négociations se poursuivent sur la base du mémorandum d'entente existant, sans confirmation iranienne de l'accord rapporté par les États-Unis. Les marchés restent attentifs à l'évolution de la situation sécuritaire dans le détroit d'Ormuz, passage clé pour le transport du pétrole mondial.