Un responsable de la task force de la Maison-Blanche pour la Coupe du monde 2026 a estimé qu'il était « assez incroyable » que les joueurs de l'équipe nationale iranienne aient obtenu des visas pour participer au tournoi organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Andrew Giuliani, qui dirige cette cellule dédiée, a défendu la manière dont les autorités américaines traitent la délégation iranienne, contrainte de s'installer au Mexique et de ne se rendre sur le sol américain que le temps des rencontres.
Ces déclarations interviennent alors que la Fédération iranienne de football a officiellement saisi la Fédération internationale de football association (FIFA). L'instance iranienne dénonce des restrictions de voyage qu'elle juge discriminatoires, une démarche qui avait déjà été rapportée ces derniers jours. Les joueurs et le staff technique avaient obtenu des visas américains après des semaines d'incertitude, mais certains membres de la délégation — notamment des soignants et du personnel d'encadrement — en ont été exclus.
Le camp de base de l'équipe d'Iran a été établi à Tijuana, au Mexique, une solution logistique inédite qui oblige les joueurs à franchir la frontière américaine à chaque match. L'entraîneur iranien et plusieurs membres de l'équipe avaient déjà dénoncé des conditions qualifiées de « stressantes » et de « difficiles », évoquant un traitement inéquitable par rapport aux autres délégations participantes.
Andrew Giuliani a pour sa part minimisé ces griefs. Selon lui, l'administration américaine a fait preuve de bonne volonté en accordant des visas à une nation avec laquelle les États-Unis entretiennent des relations diplomatiques particulièrement tendues. Il a jugé « incroyable » que les joueurs aient pu obtenir ces autorisations, dans un contexte où Washington et Téhéran sont engagés dans une confrontation directe.
La plainte déposée par la fédération iranienne auprès de la FIFA porte sur l'annulation des quotas de billets pour les supporteurs iraniens ainsi que sur les restrictions de déplacement imposées à la délégation. L'instance faîtière du football mondial n'a pas encore rendu publique sa position sur ce recours. Les tensions entre les deux pays, qui se sont notamment accentuées avec la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran et les frappes israéliennes au Liban, ajoutent une dimension diplomatique lourde à ce dossier sportif.
Les matchs de l'équipe d'Iran se déroulent dans plusieurs stades américains, obligeant chaque déplacement à une procédure de passage de frontière systématique. Cette situation est sans précédent pour une sélection participant à une phase finale de Coupe du monde sur le sol américain. La sélection iranienne poursuit sa participation au tournoi tandis que le contentieux juridique et diplomatique suit son cours en coulisses.