À la veille de leur entrée en lice dans le tournoi, les joueurs et l'encadrement de l'équipe nationale iranienne ont exprimé leur mécontentement face à ce qu'ils décrivent comme un traitement injuste de la part des autorités américaines et de la Fédération internationale de football (FIFA).
Lors d'une conférence de presse, le sélectionneur Amir Ghalenoei a déclaré que son équipe était «la plus opprimée» de la compétition, affirmant que les membres de la délégation avaient subi de multiples restrictions depuis leur arrivée sur le sol américain. «Nous avons été soumis à des conditions très difficiles, avec des limitations de mouvement et un manque de coopération», a-t-il indiqué, sans fournir de détails précis sur les incidents évoqués.
L'attaquant vedette Mehdi Taremi, qui évolue à l'Inter Milan, a pour sa part dénoncé le peu de considération accordée à son équipe. «Nous sommes traités différemment des autres nations participantes. Ce n'est pas juste, nous sommes ici pour jouer au football et représenter notre pays dans le respect des règles», a-t-il confié aux journalistes présents.
Des problèmes de visas et de logistique
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre Téhéran et Washington, qui ont déjà entravé la préparation de l'équipe iranienne. Ces dernières semaines, plusieurs membres du staff technique avaient rencontré des difficultés pour obtenir leurs visas d'entrée aux États-Unis. Selon des sources diplomatiques, onze personnes de la délégation n'avaient toujours pas reçu d'autorisation à la mi-juin, tandis que quatre autres avaient obtenu gain de cause en appel.
Par ailleurs, la Fédération iranienne de football avait accusé les autorités américaines d'avoir annulé des quotas de billets destinés à ses supporters, une décision perçue comme une mesure de rétorsion politique. Face à l'impossibilité d'organiser un camp de base aux États-Unis, l'équipe d'Iran a finalement établi son quartier général à Tijuana, au Mexique, où elle a disputé ses matches de préparation.
Un appel à la FIFA
Le sélectionneur iranien a également interpellé la FIFA, l'appelant à garantir un traitement égalitaire pour toutes les équipes participantes. «Nous attendons de la FIFA qu'elle fasse respecter ses propres principes d'équité et qu'elle intervienne pour que nous puissions nous concentrer uniquement sur le sport», a plaidé Amir Ghalenoei.
L'attaquant Mehdi Taremi a renchéri en estimant que le comportement des autorités américaines nuisait à l'esprit sportif de la compétition. «Le football doit rassembler, pas diviser. Nous voulons simplement jouer dans des conditions normales, comme toutes les autres équipes», a-t-il insisté.
L'Iran, qui évolue dans le groupe G, doit affronter la Nouvelle-Zélande ce jeudi lors de son premier match du Mondial 2026. Les déclarations des dirigeants iraniens pourraient raviver les polémiques autour de l'organisation du tournoi aux États-Unis, déjà critiquée pour sa gestion des questions de visas et de sécurité.