La sélection iranienne de football s'apprête à fouler le sol mexicain dans la nuit de samedi à dimanche, dans un contexte de grave différend entre Téhéran et Washington. Alors que les joueurs ont obtenu les autorisations nécessaires pour entrer aux États-Unis et au Mexique, certains membres du personnel d'encadrement n'ont pas reçu de visa de la part des autorités américaines, a-t-on appris de sources officielles.

Un accès partiel aux visas

La délivrance des visas pour les délégations participant à la Coupe du monde 2026 est une procédure habituelle, mais le cas de l'Iran a pris une tournure diplomatique. Depuis plusieurs semaines, les négociations entre les deux capitales butent sur le sort de plusieurs employés de l'équipe. Washington a finalement accordé les visas requis pour les sportifs, mais a maintenu le refus pour une partie de l'encadrement technique et logistique. Les autorités iraniennes ont vivement protesté contre cette décision, qu'elles jugent contraire aux engagements de la Fédération internationale de football association (FIFA) et aux usages en vigueur pour un tournoi mondial.

Arrivée imminente au Mexique

L'avion transportant les joueurs et une partie du staff doit atterrir à l'aéroport de Mexico dans la matinée de dimanche. La délégation sera logée dans un hôtel de la capitale avant de rejoindre son camp de base, où elle préparera ses premiers matches de la compétition. Le Mondial 2026 se déroule pour la première fois dans trois pays : les États-Unis, le Canada et le Mexique. Le premier match de l'Iran est prévu dans les jours suivants son installation.

Une querelle qui empoisonne les relations

Ce litige s'inscrit dans un climat plus large de méfiance entre l'Iran et les États-Unis, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques directes depuis des décennies. Les visas sont délivrés par l'intermédiaire de la section des intérêts iraniens à l'ambassade du Pakistan à Washington, ce qui complique les échanges. La FIFA, contactée par les instances iraniennes, a appelé à une solution rapide, mais aucun compromis n'a encore été trouvé pour les membres du personnel exclus.

Conséquences pour la compétition

L'absence de certains techniciens et soigneurs pourrait handicaper la préparation de l'équipe. L'entraîneur et les joueurs ont exprimé leur mécontentement face à cette situation, qui perturbe leur organisation. Les supporters iraniens, nombreux à avoir fait le déplacement en Amérique du Nord, suivent avec inquiétude l'évolution du dossier. La question des visas n'est pas nouvelle dans l'histoire des Coupes du monde, mais les tensions politiques entre les deux pays lui donnent une ampleur particulière.

Les précédents

Des contentieux similaires ont déjà affecté d'autres délégations dans le passé. En 2018, des ressortissants de pays concernés par le décret migratoire américain avaient rencontré des difficultés pour obtenir leurs visas. La FIFA avait alors exigé des garanties de la part des pays hôtes. Pour l'édition 2026, les trois nations organisatrices se sont engagées à respecter les règles d'accès, mais des cas particuliers continuent de surgir.

Prochaines étapes

L'équipe d'Iran compte sur l'appui de la fédération internationale et des autorités mexicaines pour débloquer la situation avant le début de ses rencontres. Les prochains jours seront décisifs : soit Washington revoit sa position pour les membres du staff toujours bloqués, soit l'Iran devra composer avec un effectif réduit. En attendant, les joueurs s'efforcent de rester concentrés sur l'objectif sportif, conscients que l'enjeu dépasse le cadre du terrain.