La sélection nationale iranienne de football a atterri à Tijuana, au Mexique, où elle établira son camp de base pour la Coupe du monde 2026. Ce déplacement intervient dans un contexte de vif désaccord diplomatique entre Téhéran et Washington au sujet des formalités d'entrée sur le territoire américain.

Initialement, la délégation devait séjourner à Tucson, dans l'État de l'Arizona. Ce projet a dû être abandonné après que les autorités américaines ont refusé d'accorder des visas à plusieurs membres de l'encadrement iranien, dont le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj.

Un calendrier de matchs sous contrainte

Toutes les rencontres du groupe de l'Iran se dérouleront sur le sol des États-Unis. En raison des restrictions imposées, les joueurs et le personnel autorisé devront effectuer des allers-retours aériens quotidiens entre le Mexique et les différentes villes américaines accueillant les matchs. Cette situation logistique inédite complique la préparation sportive de l'équipe.

Un précédent historique dans un contexte de tensions militaires

Cette édition du Mondial est la première de l'histoire où une nation hôte reçoit l'équipe d'un pays avec lequel elle est en conflit armé. Les relations entre les États-Unis et l'Iran sont en effet marquées par les opérations militaires conjointes américano-israéliennes contre la République islamique. La participation de l'Iran à ce tournoi, organisé conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada, crée ainsi une situation diplomatique et sécuritaire sans précédent.

La sélection iranienne s'entraînera à Tijuana et n'effectuera que des déplacements ponctuels sur le territoire américain pour ses obligations sportives. Le gouvernement mexicain a confirmé son accord pour accueillir la délégation tout au long de la compétition.