L’offensive américaine contre l’Iran entame son neuvième jour avec des tirs ciblant des installations liées aux capacités navales iraniennes dans le détroit d’Ormuz. Selon des responsables militaires, ces opérations visent à dégrader la capacité de Téhéran à attaquer des navires dans cette voie maritime stratégique.

Cette nouvelle vague de bombardements intervient alors que le bilan humain s’alourdit : trois soldats américains ont trouvé la mort au cours des derniers affrontements. Dans une déclaration, Donald Trump a averti que toute attaque contre des intérêts américains ou alliés entraînerait une riposte « comme jamais vue auparavant ».

L’Iran élargit ses représailles

En réaction aux frappes, l’Iran a lancé des tirs de missiles et de drones visant des positions au Bahreïn et au Koweït, deux pays abritant des bases militaires américaines. Les autorités locales ont fait état de dégâts matériels, sans préciser le nombre de victimes. Ces attaques marquent une extension géographique du conflit, jusqu’ici concentré sur le territoire iranien et le détroit d’Ormuz.

Un conflit aux conséquences régionales

Le détroit d’Ormuz, par où transite environ 20 % du pétrole mondial, demeure l’enjeu central de cette escalade. Washington accuse Téhéran d’avoir tenté de miner la liberté de navigation, tandis que l’Iran dénonce une violation de sa souveraineté. Les frappes américaines, qualifiées par le Pentagone de « mesures défensives proportionnées », ont déjà affecté les marchés : le prix du baril dépasse largement la barre des 90 dollars, selon des données compilées par les bourses internationales.

Les chancelleries européennes et les Nations unies multiplient les appels à la désescalade, mais aucun cessez-le-feu n’est en vue. De son côté, le guide suprême iranien a promis une « réponse sévère » à ce qu’il nomme une agression « sans précédent ».

Impasse diplomatique

Les pourparlers indirects, qui avaient permis l’ébauche d’un accord sur le nucléaire en début d’année, sont aujourd’hui suspendus. La Maison-Blanche conditionne toute reprise du dialogue à un arrêt des hostilités iraniennes, tandis que Téhéran exige la fin des frappes.

Sur le terrain, la neuvième journée de combats aériens n’a pas été la dernière : des sources militaires indiquent que des frappes pourraient se poursuivre dans les prochaines heures, dans l’attente d’une éventuelle médiation.

L’extension du conflit au Bahreïn et au Koweït inquiète particulièrement les pays du Golfe, qui redoutent un embrasement généralisé. Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe a convoqué une réunion d’urgence, sans résultat concret pour l’heure.