L'escalade militaire entre Washington et Téhéran s'est poursuivie lundi avec une neuvième journée consécutive de frappes américaines sur le territoire iranien, ont indiqué des responsables officiels. Selon des informations concordantes, le bilan humain côté américain s'est alourdi avec la mort de trois soldats des États-Unis depuis le début de cette campagne de bombardements.

Les frappes de lundi ont visé plusieurs sites en Iran, sans que leur nature précise n'ait été immédiatement détaillée. Parallèlement, de nouveaux navires ont été pris pour cibles dans le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique par laquelle transite une part importante du pétrole mondial. Les circonstances exactes de ces attaques en mer n'ont pas été précisées.

Riposte iranienne sur des bases alliées

En réponse aux bombardements américains, l'Iran a lancé des frappes contre des actifs militaires des États-Unis situés à Bahreïn et au Koweït. Bahreïn abrite le quartier général de la 5e flotte américaine, une composante clé de la présence navale de Washington dans le Golfe. Les autorités koweïtiennes et bahreïnies n'ont pas encore communiqué officiellement sur d'éventuels dégâts ou victimes.

Ces représailles marquent une intensification du conflit, qui avait débuté après des attaques contre des pétroliers dans le détroit d'Ormuz début juillet. Le président américain Donald Trump avait alors déclaré caduc l'accord avec l'Iran et ordonné des frappes aériennes massives, visant plus de 170 cibles au cours des premiers jours.

Bilan humain en hausse

La mort de trois soldats américains constitue une escalade notable, alors que les précédents bilans faisaient état d'un seul décès. Les autorités militaires américaines n'ont pas divulgué l'identité des victimes ni les circonstances précises de leur mort. Ce chiffre pourrait encore évoluer alors que les opérations se poursuivent.

Détroit d'Ormuz sous tension

Le détroit d'Ormuz reste un point névralgique du conflit. Les nouvelles attaques contre des navires dans cette zone renforcent les craintes d'une perturbation majeure du transport maritime et des approvisionnements énergétiques. Le prix du baril de pétrole avait déjà franchi le seuil des 90 dollars lors des précédentes escarmouches.

Réactions internationales

La communauté internationale suit avec inquiétude cette escalade. Aucune médiation de grande envergure n'a pour l'instant abouti à une désescalade. Les frappes américaines se sont intensifiées alors que Donald Trump avait déclaré la trêve « terminée » après les premières attaques iraniennes contre des navires.

Pour l'heure, ni Washington ni Téhéran n'ont fait de déclaration officielle sur une possible cessation des hostilités. Le neuvième jour de bombardements suggère que les deux camps maintiennent leur posture offensive, au risque d'un embrasement régional plus large.