Réouverture d’une enquête classée

Près de treize ans après les faits présumés, la justice a rouvert le dossier concernant une plainte pour viol déposée en 2013 à l’encontre du père de Jérôme Barella. Cette plainte, portée par une adolescente, avait alors été classée sans suite. La décision de rouvrir l’enquête, annoncée ces derniers jours, a suscité une vive émotion chez la plaignante, aujourd’hui majeure.

« On va enfin pouvoir être entendue »

Dans une réaction rapportée par les médias, Maeva – c’est le prénom que la jeune femme utilise pour témoigner – a exprimé son soulagement. « On va enfin pouvoir être entendue », a‑t‑elle déclaré. Elle a indiqué attendre ce moment depuis des années, après avoir longtemps eu le sentiment de ne pas être prise au sérieux par les autorités. La réouverture du dossier lui permet d’espérer que les faits qu’elle dénonce soient enfin examinés par la justice.

Un contexte plus large

Cette réouverture intervient dans le cadre plus vaste de l’affaire Lyhanna, du nom de la fillette dont la mort a mis en lumière un réseau présumé de violences et d’agressions sexuelles impliquant plusieurs membres de la famille Barella. Jérôme Barella, soupçonné d’être l’auteur des faits ayant conduit au décès de Lyhanna, avait déjà été mis en cause par plusieurs autres plaignantes. Son père, désormais visé par cette enquête rouverte, est également connu des services de police pour des faits anciens.

Un parcours judiciaire semé d’obstacles

Maeva avait déposé une première plainte en 2013, alors qu’elle était encore mineure. Malgré ses déclarations et les éléments qu’elle avait pu fournir, la plainte avait été classée sans suite par le parquet de l’époque, faute de preuves suffisantes selon les termes employés dans la décision. Pendant toutes ces années, la jeune femme dit avoir été suivie psychologiquement, mais ne pas avoir réussi à obtenir que la justice se saisisse à nouveau de son dossier, jusqu’à aujourd’hui.

Des proches également mis en cause

Parallèlement à cette affaire, le frère de Jérôme Barella, Yannick Barella, a été mis en examen pour viols et placé sous contrôle judiciaire. Plusieurs femmes se sont constituées parties civiles et dénoncent des violences sexuelles qu’elles auraient subies de la part de membres de la famille. Des associations de défense des droits des enfants ont salué la réouverture de l’enquête, y voyant un signal fort donné aux victimes de violences intrafamiliales.

Un espoir de reconnaissance

Pour Maeva, cette réouverture représente avant tout une chance d’être entendue et, peut‑être, de voir la justice reconnaître les souffrances qu’elle dit avoir endurées. Interrogée par nos confrères, elle a confié son émotion : « J’ai attendu treize ans pour que quelqu’un veuille bien écouter ce que j’avais à dire. Aujourd’hui, je peux enfin espérer que mon calvaire sera pris en compte. »

Des investigations à venir

Les enquêteurs vont désormais devoir rassembler les éléments qui avaient conduit au classement initial, entendre à nouveau la plaignante, mais aussi recueillir d’éventuels témoignages ou preuves qui n’avaient pas été pris en compte en 2013. La défense du père de Jérôme Barella n’a pas encore communiqué sur cette réouverture. L’affaire devrait être suivie de près par l’opinion publique, alors que de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer le traitement judiciaire des violences sexuelles sur mineurs.