L’affaire Lyhanna continue de dévoiler des ramifications familiales troublantes. Après la mise en cause du frère de Jérôme Barella, placé en garde à vue pour des faits de viols présumés sur mineure, c’est désormais le père de ce dernier qui se retrouve sous le feu des projecteurs judiciaires.

Une plainte a été déposée en 2013 par l’une des petites-filles de l’homme, accusant son grand-père de viols commis entre 2010 et 2013, alors qu’elle était âgée de 10 à 13 ans. Les faits présumés se seraient déroulés au domicile du suspect. Ce dernier a bénéficié d’un non-lieu en 2021 et a été mis hors de cause. La famille avait interjeté appel avant de finalement se désister.

Les archives de la cour d’appel de Montpellier exhumées

C’est en se replongeant dans ses archives que la cour d’appel de Montpellier a pu remettre la main sur le dossier vieux de plusieurs années. La juridiction précise que ce dossier ne sera pas rouvert, sauf si un élément nouveau venait justifier une réouverture des investigations.

Il ne s’agirait pas de l’une des filles de Jérôme Barella, selon les éléments du dossier. La plainte visait spécifiquement le grand-père de la jeune fille, et non son père.

Un contexte familial lourd

Cette révélation s’inscrit dans un contexte où plusieurs membres de la famille Barella font l’objet d’accusations de viols. Jérôme Barella lui-même est visé par une série de plaintes : une première déposée en 2022, une seconde en août 2025, et une troisième la semaine dernière, au lendemain de la découverte du corps de Lyhanna.

Son frère, Yannick, est également accusé d’avoir violé une mineure entre 2007 et 2017. Une plainte a été déposée en 2024 à son encontre. Il avait été placé en garde à vue pour des soupçons de viols et de séquestration.

La mère de Rosa engage une procédure contre l’État

Parallèlement à ces développements, la mère d’une adolescente accusant Jérôme Barella de viols a annoncé engager une action en justice contre l’État, dénonçant les dysfonctionnements de l’institution judiciaire dans le traitement de ces plaintes. Cette procédure s’ajoute à la polémique grandissante autour de la gestion de l’affaire par la justice.

Le tribunal d’Auch, dont dépend le dossier, fait face à une vive critique de la part des magistrats locaux, qui dénoncent une « vindicte populaire » et des moyens insuffisants. Les personnels du tribunal affirment avoir reçu 10 000 plaintes en 2025 pour seulement trois magistrats du parquet.

Une affaire qui secoue les institutions

Le président de la République a lui-même déclaré que c’était « la confiance en nos institutions qui est posée » à travers cette affaire. Un sondage récent indique que trois Français sur quatre souhaitent la création d’une cour disciplinaire pour sanctionner les magistrats défaillants.

L’affaire Lyhanna continue donc de soulever des questions fondamentales sur le fonctionnement de la justice et la protection des mineurs, tandis que la famille Barella se retrouve au centre de multiples enquêtes pour des faits de viols présumés sur plusieurs générations.