L’enquête autour de la mort de Lyhanna, 11 ans, retrouvée sans vie le 4 juin après avoir disparu le 29 mai, prend une nouvelle ampleur. Yannick Barella, le frère de Jérôme Barella — principal suspect dans cette affaire — a été mis en examen ce mardi 10 juin pour des viols commis sur un mineur. Cette information a été confirmée par le parquet d’Agen.

Des charges aggravées Selon les éléments communiqués par les autorités, Yannick Barella est également poursuivi pour séquestration et menace de mort. Il a été placé en détention provisoire dans l’attente de son procès. Les faits qui lui sont reprochés auraient été commis sur une victime âgée de moins de 15 ans, une circonstance aggravante qui alourdit les charges retenues contre lui.

Le père déjà mis en cause Parallèlement, le père des deux frères, déjà connu des services de police pour des antécédents judiciaires, fait l’objet d’une enquête pour viol. Une plainte avait été déposée contre lui en 2013 par sa propre petite-fille, mais celle-ci avait été classée sans suite à l’époque. Les investigations récentes ont relancé ce volet, et le père a été placé en garde à vue puis mis en examen pour viols dans le cadre de l’affaire Lyhanna.

Un contexte familial trouble Les révélations successives sur les membres de la famille Barella mettent en lumière un environnement marqué par des violences sexuelles présumées. La mère d’une adolescente, Rosa, qui accuse Jérôme Barella de viols, a par ailleurs engagé une procédure contre l’État pour défaut de protection. Elle dénonce l’absence de réaction des autorités après les plaintes déposées contre le père en 2013.

Jérôme Barella, principal suspect Jérôme Barella reste le principal suspect dans la disparition et la mort de Lyhanna. Mis en examen pour meurtre, viol et actes de barbarie, il continue de nier les faits. L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes du drame et l’éventuelle implication d’autres membres de la famille.

Une affaire qui secoue le pays La mort de Lyhanna a provoqué une vive émotion en France et relancé le débat sur la protection des mineurs face aux violences sexuelles. Des manifestations ont eu lieu devant le ministère de la Justice à Paris pour réclamer une loi renforçant la répression des violences faites aux enfants. Le collectif Mouv’Enfants et d’autres organisations ont appelé à des mesures plus strictes pour éviter de tels drames.