Le dossier judiciaire autour de Jérôme Barella connaît un nouveau développement. Une plainte a été déposée contre lui par une adolescente prénommée Léa, âgée de 15 ans et placée sous la protection de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Les faits qu’elle dénonce se seraient déroulés en 2025, alors qu’elle était hébergée dans un foyer. Cette procédure intervient alors que l’homme est déjà au centre de l’enquête sur la mort de Lyhanna, une enfant de 9 ans dont le corps avait été retrouvé dans des circonstances tragiques.
Des accusations circonstanciées
Selon des éléments recueillis lors de l’audition de la plaignante, les agissements reprochés à Jérôme Barella se seraient produits à plusieurs reprises au cours de l’année 2025. Léa, qui était alors sous la responsabilité des services de protection de l’enfance, a livré un récit précis aux enquêteurs. La plainte a été enregistrée par les services de police, qui ont ouvert une procédure pour viols et agressions sexuelles sur mineure de moins de 15 ans. L’adolescente a été entendue dans le cadre d’une audition libre, assistée d’un avocat. Les enquêteurs examinent désormais la concordance entre son témoignage et les éléments matériels déjà collectés dans le cadre de l’affaire principale.
Un contexte judiciaire déjà dense
Jérôme Barella est actuellement mis en examen pour le meurtre de Lyhanna, disparue en septembre 2025. Depuis l’ouverture de l’information judiciaire, plusieurs autres plaintes ont été déposées, élargissant le spectre des investigations. Le frère du suspect, Yannick Barella, a également été mis en examen pour des faits de viols. Le père de Jérôme Barella fait l’objet d’une enquête rouverte après le signalement d’une ancienne plainte, classée sans suite en 2013, déposée par sa propre petite-fille. Ces affaires ont mis en lumière un possible schéma d’inceste familial, selon des témoignages recueillis par les autorités.
Une procédure menée sous le sceau de la discrétion
Pour l’heure, le parquet compétent n’a pas communiqué officiellement sur ce nouveau dépôt de plainte. Les enquêteurs poursuivent leurs auditions et leurs vérifications. L’avocate de Léa a indiqué que sa cliente souhaitait « être entendue et protégée », sans donner davantage de détails sur le fond de l’affaire. La jeune fille a été placée dans un lieu sécurisé depuis qu’elle a formulé ses accusations. Les services de l’ASE ont été informés de la procédure en cours et collaborent avec la justice.
Des répercussions possibles sur l’enquête principale
Cette nouvelle plainte pourrait avoir des conséquences sur le calendrier judiciaire. Les magistrats instructeurs pourraient décider de joindre cette procédure à l’information judiciaire déjà ouverte, si les faisceaux d’indices montrent un lien entre les faits dénoncés par Léa et ceux reprochés à Jérôme Barella dans le cadre de la mort de Lyhanna. Les investigations devront notamment déterminer si l’homme avait eu accès à des lieux accueillant des mineurs placés, et comment il aurait pu entrer en contact avec l’adolescente.
Un signalement qui interroge les dispositifs de protection
Au-delà de l’aspect pénal, cette affaire relance les interrogations sur le fonctionnement de l’aide sociale à l’enfance et les mesures de contrôle des personnes au contact de mineurs vulnérables. Des voix s’élèvent pour demander une évaluation des procédures de signalement et de suivi des enfants placés. Les autorités locales, en lien avec les services de l’État, ont annoncé qu’elles diligenteraient une inspection pour vérifier les conditions d’hébergement et d’encadrement de la jeune Léa au moment des faits présumés. Aucun responsable n’a toutefois commenté publiquement l’existence d’éventuelles défaillances.
La famille de Lyhanna suit le dossier
Les proches de Lyhanna, qui ont constitué partie civile dans l’enquête principale, ont été informés de ce nouveau dépôt de plainte. Leur avocate a fait savoir qu’ils « prenaient acte de cette procédure » et qu’ils espéraient que « toute la lumière soit faite sur l’ensemble des agissements de Jérôme Barella ». La mère de Lyhanna a, à plusieurs reprises, exprimé son souhait que la justice examine sans restriction le passé du suspect. Cette nouvelle plainte pourrait renforcer la thèse d’un individu ayant agi de manière répétée sur plusieurs années, selon des sources proches du dossier.
Un calendrier judiciaire à suivre
Les prochaines semaines devraient être marquées par de nouvelles auditions et la confrontation des témoignages. Les avocats de Jérôme Barella, contactés, n’ont pas souhaité réagir à ce stade de la procédure. Leurs clients conserve la présomption d’innocence pour l’ensemble des faits qui lui sont reprochés, qu’il s’agisse de la mort de Lyhanna ou des accusations formulées par Léa. La justice devra déterminer si les éléments recueillis permettent d’établir un lien entre les différentes plaintes et d’éventuels modes opératoires similaires.
L’enquête se poursuit sous l’autorité d’un juge d’instruction, qui devra se prononcer sur d’éventuelles mises en examen complémentaires. Les investigations sont menées en collaboration avec les services de police spécialisés dans la protection des mineurs. Le parquet n’a pas, à ce jour, communiqué de calendrier pour la suite de la procédure.