Un nouveau témoignage dans l’affaire Lyhanna
Prescyllia, une mère de famille, a pris la parole après la relance de l’enquête concernant le père de Jérôme Barella. Sa fille, âgée de 11 ans, affirme avoir été victime de viols de la part de cet homme. La procédure judiciaire, longtemps restée sans avancée, a été rouverte ces derniers jours, ce que Prescyllia considère comme une lueur d’espoir.
Des accusations anciennes ravivées
Selon le témoignage de Prescyllia, les faits qu’elle dénonce remontent à plusieurs années. Sa fille aurait subi des violences sexuelles à répétition, sans que les plaintes déposées à l’époque n’aboutissent à une action en justice. La mère de famille avait déjà tenté de signaler ces agressions aux autorités, mais les procédures avaient été classées sans suite, faute de preuves suffisantes selon elle.
La réouverture de l’enquête fait suite à la publication de nouveaux éléments dans le cadre de l’affaire Lyhanna, du nom de la fillette de 9 ans retrouvée morte en janvier 2026. Le père de Jérôme Barella est déjà mis en cause dans plusieurs autres affaires de violences sexuelles sur mineurs.
Une mère déterminée à obtenir justice
Prescyllia a exprimé son soulagement face à cette relance, tout en restant prudente. « Je suis contente que la justice se remue enfin », a-t-elle déclaré. Elle espère que les investigations permettront de faire la lumière sur les souffrances de sa fille et d’éviter que d’autres enfants ne soient victimes.
La mère de famille a également souligné les difficultés rencontrées par les victimes pour se faire entendre. « Ma fille a mis des années à parler, et quand elle a eu le courage de le faire, on ne l’a pas crue », a-t-elle confié. Elle appelle les institutions à mieux accompagner les enfants victimes d’abus sexuels.
Le contexte judiciaire élargi
L’affaire Lyhanna a connu plusieurs rebondissements depuis le début de l’année. Le père de Jérôme Barella est au cœur de multiples enquêtes pour viols et agressions sexuelles. Son frère, Yannick Barella, a également été mis en examen pour des faits similaires. Ces développements ont relancé l’attention médiatique sur les dysfonctionnements présumés de la justice dans le traitement des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs.
La procureure de la République d’Auch avait auparavant confirmé que Jérôme Barella, principal suspect dans la mort de Lyhanna, n’avait pas été auditionné malgré des plaintes déposées. Cette situation avait provoqué une vive émotion au sein de l’opinion publique et des associations de défense des droits des enfants.
Un espoir pour les victimes
Pour Prescyllia, cette réouverture est une occasion de voir enfin la justice suivre son cours. Elle espère que les enquêteurs pourront recueillir suffisamment d’éléments pour que son agresseur présumé soit jugé. Elle a également indiqué suivre de près l’évolution des procédures, tout en veillant à protéger sa fille des conséquences psychologiques de cette affaire.
Les associations de défense des victimes saluent cette décision judiciaire, tout en insistant sur la nécessité d’une réforme du système pour éviter que des plaintes ne soient ignorées. L’affaire Lyhanna est devenue un symbole des lacunes de la protection de l’enfance en France.
Prochaines étapes
L’enquête relancée devrait inclure de nouvelles auditions et analyses. Prescyllia se dit prête à collaborer avec les autorités pour que toute la lumière soit faite. Elle espère que ce cas permettra aussi de sensibiliser le grand public et les professionnels de la justice à la gravité des violences sexuelles faites aux enfants.