L'enquête visant le père de Jérôme Barella, déjà mis en cause dans la mort de la petite Lyhanna, connaît un nouveau rebondissement. Alors que plusieurs plaintes pour viols avaient été classées sans suite par le passé, l'une d'elles, déposée par sa petite-fille Maeva, vient d'être officiellement rouverte. La mère de cette dernière a livré son témoignage, exprimant à la fois son soulagement et son souhait que sa fille soit enfin crue par la justice. « J'espère qu'elles seront crues », a-t-elle déclaré, en référence à sa fille et aux autres victimes présumées.
Une réouverture qui change la donne
La décision de rouvrir l'enquête constitue une avancée majeure pour la famille de Maeva. Selon sa mère, la jeune fille aurait réagi en disant « qu'enfin elle va pouvoir être entendue ». Cette réouverture intervient dans un contexte où plusieurs affaires liées au même homme, également père de Jérôme Barella – le principal suspect dans la mort de Lyhanna –, ont émergé. Jusqu'alors, une plainte déposée en 2013 par Maeva pour des faits de viol avait été classée sans suite, ce que la mère de la jeune fille dénonce comme une inaction judiciaire.
Un sentiment d'abandon et l'espoir d'une écoute
La mère de Maeva n'a pas caché son amertume face au traitement initial de la plainte de sa fille. Elle a confié que sa fille avait attendu des années sans que sa parole ne soit prise en considération. « Elle n'a jamais été entendue », a-t-elle affirmé, déplorant le silence des institutions. Aujourd'hui, la réouverture de l'enquête suscite un espoir mesuré mais réel. « On espère que cette fois, elle sera écoutée », a-t-elle ajouté.
Des révélations en cascade
Depuis la mort de Lyhanna, dont Jérôme Barella est accusé, les témoignages et les plaintes se multiplient. Le père de Jérôme Barella est aujourd'hui visé par plusieurs accusations, notamment de viols sur mineurs. La réouverture de l'enquête concernant Maeva s'inscrit dans ce mouvement plus large. Par ailleurs, le frère de Jérôme Barella, Yannick, a été mis en examen pour des faits de viols, ce qui suggère un possible système d'emprise au sein de cette famille. La mère de Maeva a souligné que sa fille n'était pas la seule à avoir souffert, et que d'autres enfants auraient pu être protégés plus tôt.
Un appel à la vigilance
Au-delà de son cas personnel, la mère de Maeva a lancé un appel aux autorités pour que les plaintes pour violences sur mineurs soient systématiquement prises au sérieux. « Il faut que les enfants soient crus dès la première parole », a-t-elle insisté. Elle espère que la mise en lumière de ces affaires permettra d'éviter que d'autres victimes ne restent sans voix.