L'affaire Lyhanna, qui suscite une vive émotion dans l'opinion publique, continue de révéler de nouveaux développements judiciaires. Alors que l'enquête se poursuit sur les circonstances du décès de la fillette, des éléments antérieurs refont surface, notamment une procédure pour viol qui visait le père de Jérôme Barella.
Une plainte de 2013 classée sans suite
Des informations concordantes indiquent qu'une plainte pour viol a été déposée en 2013 à l'encontre du père de Jérôme Barella. Cette plainte émanait de sa propre petite-fille, qui l'accusait de viols. Le parquet avait alors classé l'affaire sans suite, sans que des poursuites soient engagées. Les motifs de ce classement n'ont pas été officiellement communiqués, mais cette décision intervient dans un contexte où les signalements de violences sexuelles intrafamiliales se heurtent souvent à des difficultés de traitement.
Cette révélation intervient alors que l'affaire Lyhanna a déjà provoqué une onde de choc dans le pays. La mère d'une adolescente affirmant avoir été victime de viols de la part de Jérôme Barella a par ailleurs annoncé une action en justice contre l'État. Elle estime que les autorités n'ont pas suffisamment protégé sa fille, malgré les signalements effectués.
Le frère de Jérôme Barella mis en examen et remis en liberté
Parallèlement, le frère de Jérôme Barella a été présenté à un juge d'instruction ces derniers jours. Il a été mis en examen pour des faits de viols commis sur deux de ses ex-compagnes. Dans le cadre de cette procédure, il a été placé sous contrôle judiciaire et remis en liberté. Les conditions de ce contrôle n'ont pas été précisées, mais elles impliquent généralement des obligations de pointage régulier, une interdiction de se rendre dans certains lieux ou encore une interdiction de contact avec les victimes présumées.
Cette mise en examen fait suite à une garde à vue qui avait été effectuée quelques jours plus tôt. Les enquêteurs avaient alors entendu le frère du principal suspect dans le cadre de l'enquête sur la mort de Lyhanna, mais également pour des soupçons de viols et de séquestration à l'encontre de mineurs et de majeurs.
Des accusations multiples et un contexte familial troublant
L'affaire Lyhanna, du prénom de la fillette décédée, a mis en lumière un environnement familial marqué par des violences et des abus sexuels présumés. Plusieurs femmes ont accusé Jérôme Barella de viols, et ce dernier n'avait pas été auditionné par la justice avant le décès de l'enfant. La procureure de la République d'Auch avait confirmé que le suspect n'avait pas été interrogé, suscitant des interrogations sur le traitement des plaintes.
Le père de Jérôme Barella, aujourd'hui visé par la plainte de 2013, était déjà connu des services de police pour des faits de même nature. Cette nouvelle information relance le débat sur la protection de l'enfance et la capacité du système judiciaire à prendre en charge les signalements de violences sexuelles intrafamiliales. Les associations de défense des victimes dénoncent régulièrement des classements sans suite trop fréquents et un manque de moyens pour enquêter sur ces affaires.
Des mesures gouvernementales annoncées
Face à l'émotion suscitée par cette affaire, le gouvernement a tenté d'apaiser la colère en annonçant plusieurs propositions pour renforcer la protection des enfants. Ces mesures, encore en cours d'élaboration, visent à améliorer le recueil des plaintes, la formation des professionnels et le suivi des signalements. Le Parlement devrait être saisi prochainement de textes législatifs en ce sens.
L'affaire Lyhanna continue donc de nourrir les débats sur les failles du système de protection de l'enfance en France, tandis que les enquêtes judiciaires se multiplient autour de Jérôme Barella et de sa famille.