Alors que 72 départements sont toujours placés en vigilance rouge canicule, Météo-France a annoncé ce mercredi qu'une première série de onze départements, tous situés dans la moitié ouest du territoire, verront leur niveau d'alerte abaissé à l'orange à partir de jeudi.

Cette décision intervient après plusieurs journées de températures record sur une large partie du pays. Depuis le début de l'épisode, des dizaines de milliers de foyers ont été privés d'électricité en raison de la surcharge du réseau électrique liée à l'utilisation massive de climatiseurs et de ventilateurs. Le bilan, encore provisoire, fait également état de plusieurs dizaines de noyades, conséquence des fortes chaleurs qui ont poussé de nombreuses personnes à se baigner dans des zones non surveillées.

Les départements concernés par cette première décrue sont ceux de la façade atlantique et du nord-ouest. Météo-France précise que la baisse des températures attendue dans ces zones devrait ramener les maximales sous la barre des 38 °C, seuil qui avait justifié le passage en rouge. En revanche, le reste du pays, en particulier le quart sud-est et la vallée du Rhône, reste sous l'emprise d'une masse d'air très chaude, et le niveau rouge y est maintenu dans l'immédiat.

Les autorités appellent à la plus grande prudence malgré cette légère amélioration. La vigilance orange implique toujours un risque sanitaire important pour les populations vulnérables. Les mesures de prévention – accès aux lieux climatisés, consignes d'hydratation, limitation des activités physiques – restent en vigueur dans les départements concernés.

Cette annonce constitue le premier signe d'une décrue après un épisode caniculaire d'une intensité comparable à celui de 2003. Météo-France suit l'évolution des températures heure par heure et pourrait étendre la rétrogradation à d'autres départements dans les prochains jours si les prévisions de baisse se confirment.

En attendant, les opérateurs électriques continuent de mobiliser des équipes pour rétablir l'alimentation dans les foyers encore privés de courant. Le gouvernement a activé une cellule interministérielle de crise et maintient une vigilance accrue sur l'ensemble du système de santé, notamment dans les services d'urgence et les Ehpad.