Les recherches pour retrouver Lyhanna, disparue depuis le 29 mai à Fleurance, dans le Gers, se poursuivent sans relâche. Au sixième jour, un important dispositif de porte-à-porte est toujours en cours dans les communes environnantes, tandis que les investigations se concentrent sur les dernières heures précédant la disparition de l’enfant.

Parallèlement, le ministre de l’Intérieur a ordonné l’ouverture d’une enquête administrative. Celle-ci vise à déterminer si des défaillances ou des dysfonctionnements ont pu se produire dans le cadre des recherches ou de la prise en charge initiale de l’alerte. L’Inspection générale de l’administration (IGA) a été saisie pour mener cette mission.

Un suspect mis en examen et incarcéré

Un homme âgé de 41 ans, Jérôme Barella, a été mis en examen pour enlèvement et séquestration et placé en détention provisoire. Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait été vu en présence de la fillette le jour de sa disparition. Les analyses de ses véhicules et de son domicile, ordonnées par le parquet, sont toujours en cours. Les résultats, notamment ceux des prélèvements ADN et des relevés téléphoniques, sont attendus dans les prochains jours.

Des parents sous le choc

Les parents de Lyhanna, qui n’avaient cessé de lancer des appels à l’aide, ont exprimé leur profonde inquiétude. Leur avocat a décrit un « énorme sentiment de culpabilité » chez la famille, tout en appelant au respect de leur intimité. Les proches de l’enfant ont également lancé un appel à témoins, relayé par les autorités, pour tenter de recueillir de nouveaux indices.

Des moyens toujours plus importants

La gendarmerie a annoncé une « montée en puissance » des recherches dès les premiers jours. Des unités cynophiles, des hélicoptères et des drones ont été déployés. Des battues citoyennes ont également été organisées, rassemblant plusieurs centaines de volontaires dans les bois et les zones rurales autour de Fleurance.

L’enquête administrative, un signal fort

L’ouverture de cette enquête administrative, bien que rare dans ce type d’affaire, intervient alors que les questions se multiplient sur le déroulement des premières heures de la disparition. Des sources proches du dossier indiquent que cet audit devrait permettre de vérifier la chaîne de transmission de l’alerte et les procédures appliquées par les forces de l’ordre. Il ne s’agit pas d’une enquête judiciaire supplémentaire, mais d’un contrôle interne visant à améliorer les pratiques.

À ce stade, aucune piste n’est privilégiée par les enquêteurs, qui continuent d’exploiter les images de vidéoprotection et les témoignages recueillis lors du porte-à-porte. La famille, soutenue par des associations et des élus locaux, espère toujours un dénouement rapide.