L'enquête sur la disparition de Lyhanna, une fillette de 11 ans, a franchi une étape judiciaire décisive. L'individu placé en garde à vue ces derniers jours a été présenté à un magistrat instructeur, puis mis en examen pour enlèvement et séquestration de mineur de moins de 15 ans. À l'issue de cette comparution, le juge des libertés et de la détention a ordonné son placement en détention provisoire.

Une mise en examen attendue

Cette décision intervient après plusieurs jours d'investigations menées par les gendarmes de la section de recherches de Toulouse et les militaires de la compagnie de Condom. L'homme, dont l'identité n'a pas été révélée, avait été interpellé dans le cadre de l'enquête ouverte pour disparition inquiétante. Les premiers éléments recueillis ont conduit le parquet à ouvrir une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction.

Selon les informations communiquées par les autorités judiciaires, les charges retenues contre le suspect sont l'enlèvement et la séquestration d'une mineure de 15 ans, en l'espèce Lyhanna. La qualification pénale, aggravée par l'âge de la victime, expose l'intéressé à de lourdes peines. La défense n'a pas souhaité s'exprimer à ce stade de la procédure.

Des recherches toujours actives

Parallèlement à ce volet judiciaire, les opérations de recherche de l'enfant se poursuivent sans relâche. La gendarmerie nationale a indiqué avoir « monté en puissance » ses moyens, mobilisant des équipes cynophiles, des hélicoptères et des plongeurs. Les secteurs boisés et les points d'eau du secteur sont systématiquement explorés. Des battues citoyennes, organisées par les proches et les habitants, ont également eu lieu ces derniers jours.

L'avocat des parents de Lyhanna a confié que ceux-ci vivaient « un énorme sentiment de culpabilité », tout en restant mobilisés pour retrouver leur fille. Il a également évoqué le choc provoqué par l'arrestation du suspect, que la famille connaîtrait de vue, sans lien de parenté.

Un dispositif exceptionnel

La disparition de Lyhanna, survenue à la sortie de son établissement scolaire, avait immédiatement déclenché un important dispositif de recherches. Les enquêteurs ont procédé à de nombreuses auditions et exploité les images de vidéoprotection. La garde à vue du suspect, prolongée à deux reprises, a permis de rassembler des éléments concordants ayant conduit à sa mise en examen.

Le parquet d'Agen, en charge du dossier, n'a pas communiqué davantage sur les motivations présumées du mis en cause ni sur les circonstances exactes de la disparition, afin de ne pas entraver le cours de l'enquête. L'instruction se poursuit sous le sceau du secret.