Les discussions indirectes entre les États-Unis et l'Iran, qui se tenaient à Doha les 30 juin et 1er juillet, se sont achevées sans percée majeure, ont indiqué des sources proches des négociations. Les échanges, qui ont duré deux jours, ont porté sur la mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu signé en juin, en particulier sur les deux piliers de cet accord : la reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz et les incitations financières pour l'Iran. La question du programme nucléaire iranien, pourtant au cœur des tensions depuis le début du conflit en février, n'a pas été abordée lors de ces réunions techniques.

À Washington, le président Donald Trump a déclaré devant les journalistes que « la dénucléarisation de l'Iran avance bien » et que les réunions avaient été « très bonnes ». Mais selon des sources concordantes, le sujet nucléaire n'a pas figuré à l'ordre du jour des discussions à Doha. Le vice-président américain JD Vance a reconnu que ce dossier serait abordé ultérieurement, affirmant que les États-Unis « commencent à en parler ».

Les négociateurs des deux pays ne se sont pas rencontrés directement. Ils ont communiqué par l'intermédiaire de médiateurs venus du Qatar et du Pakistan. L'émissaire américain Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre du président Trump, qui avaient été envoyés dans la région pour ce que la Maison Blanche avait présenté comme des pourparlers de « haut niveau », n'ont pas assisté aux sessions.

Le chef de la délégation iranienne, le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi, a confirmé la conclusion des entretiens sans indiquer si les deux camps étaient parvenus à combler leurs divergences.

Le détroit d'Ormuz, par lequel transitaient un cinquième du pétrole mondial et du gaz naturel liquéfié avant la guerre, reste au centre des préoccupations. Bien que la navigation ait partiellement repris, le statut de cette voie stratégique demeure flou. Les deux pays ont échangé des frappes le week-end dernier, après une attaque iranienne contre un véhicule. L'accord initial prévoit que l'Iran et les États-Unis autorisent la reprise du trafic maritime dans la région, mais les modalités précises restent à définir.