Les États-Unis exigent de l'Iran une déclaration publique et sans ambiguïté garantissant la libre circulation dans le détroit d'Ormuz et l'arrêt des tirs contre les navires commerciaux, alors que des pourparlers doivent se tenir ce samedi sous l'égide d'Oman. Selon des informations concordantes émanant de responsables américains, Téhéran aurait admis en privé que les tirs ayant visé des navires en début de semaine constituaient une erreur, tout en rejetant la faute sur une faction interne dite « errante », échappant au contrôle du régime.

Un ultimatum américain clair

Lors d'un briefing vendredi, des hauts responsables américains ont indiqué qu'un message avait été transmis à la direction iranienne par l'intermédiaire de médiateurs régionaux, exigeant que Téhéran publie un texte officiel déclarant le détroit ouvert et s'engageant à cesser les tirs. « Soit ils nous donnent cette déclaration, soit cela se terminera mal pour eux », a résumé un responsable cité par des agences de presse. Le président Donald Trump a confirmé sur son réseau Truth Social que les deux parties avaient accepté de poursuivre les discussions, mais il a aussi prévenu : « La trêve est TERMINÉE ! »

Des négociations à Oman sous haute tension

Les discussions de samedi doivent se dérouler à Oman, sous l'autorité du vice-président JD Vance, du secrétaire d'État Marco Rubio, de l'envoyé spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner, gendre de M. Trump, très impliqué dans les dossiers moyen-orientaux. Parallèlement, une délégation qatarie s'est rendue à Téhéran vendredi pour tenter de désamorcer les tensions et faciliter la navigation dans la zone.

Escalade récente et fragile cessez-le-feu

Les incidents de cette semaine ont marqué la pire confrontation armée entre les deux pays depuis la signature d'un accord intérimaire en juin dernier. Trois navires ont été touchés alors qu'ils empruntaient une route recommandée par les États-Unis dans les eaux omanaises. L'Iran a toujours affirmé que le seul passage « sûr » passait par ses propres eaux, tandis que Washington réclame une liberté de transit totale.

L'accord de cessez-le-feu de juin, formalisé par un mémorandum en 14 points, prévoyait notamment que l'Iran et Oman mèneraient des discussions pour définir la future administration et les services maritimes dans le détroit. Dans ce cadre, Téhéran avait créé une « Autorité du détroit d'Ormuz du golfe Persique » chargée de délivrer des « permis de passage sûr ». L'agence iranienne Fars a rapporté qu'en vertu du nouvel accord, le détroit serait à terme géré par l'Iran en coordination avec Oman, avec d'éventuelles « taxes de service » pour le transit des navires.

Aucun nouvel incident vendredi

Après plusieurs jours d'échanges de tirs, aucune nouvelle attaque n'a été signalée vendredi, ce qui laisse entrevoir une possible accalmie avant les négociations. Les États-Unis espèrent obtenir de Téhéran un engagement écrit qui permettrait de stabiliser la situation et de rassurer les compagnies maritimes internationales. Le sort de la trêve, déjà fragilisée par cet accroc, dépendra largement de l'issue des pourparlers de ce week-end.