Un incident à la frontière américaine

La Fédération iranienne de football (FFIRI) a indiqué mercredi que l’attaquant vedette Mehdi Taremi et l’entraîneur adjoint Saeed Alhoei ont été retenus par des responsables américains à l’aéroport, alors que l’équipe quittait le Mexique pour son dernier match de phase de groupes de la Coupe du monde 2026, prévu à Seattle contre l’Égypte. Dans un communiqué, la FFIRI a affirmé que les « responsables hôtes ont causé des problèmes » aux deux hommes, retardant de vingt-cinq minutes le départ de la délégation vers la ville de l’État de Washington. La fédération n’a pas précisé les motifs du contrôle, ni si Taremi et Alhoei ont été interrogés, mais a confirmé qu’ils avaient finalement rejoint le convoi et pris l’avion avec le reste du groupe.

Un contexte de restrictions persistantes

Cet incident survient au lendemain d’une annonce des autorités américaines disant avoir assoupli les conditions de voyage imposées à la délégation iranienne, en l’autorisant à se rendre à Seattle deux jours avant la rencontre, tout en maintenant l’obligation de quitter le territoire immédiatement après le match. Depuis le début du Mondial, l’équipe d’Iran a établi son camp de base à Tijuana, au Mexique, et n’a été autorisée à pénétrer aux États-Unis que la veille de ses trois rencontres, disputées sur la côte Ouest (Los Angeles pour les deux premières, puis Seattle). Les joueurs et les responsables sportifs iraniens ont dénoncé à plusieurs reprises ce qu’ils considèrent comme un traitement discriminatoire de la part des autorités américaines.

Les autorités américaines ont justifié leurs restrictions par des motifs de sécurité, sans fournir de détails sur la manière dont la présence d’athlètes de renommée internationale pourrait constituer une menace. Téhéran, de son côté, a saisi officiellement la FIFA à plusieurs reprises pour dénoncer des entraves aux déplacements de sa délégation, estimant que ces mesures violent les principes d’équité et de non-discrimination du football.

La polémique enfle

Le blocage de Taremi et Alhoei, même bref, relance les tensions entre les deux pays dans le cadre du tournoi mondial. La FFIRI n’a pas précisé si elle comptait déposer une nouvelle protestation auprès de la FIFA ou des organisateurs. L’équipe d’Iran, qui a déjà disputé deux matchs de groupe, doit affronter l’Égypte dans les prochains jours. Le sort des supporteurs iraniens, dont les quotas de billets auraient été annulés par les autorités américaines, ajoute encore à la controverse. Les observateurs notent que le traitement réservé à la délégation iranienne n’a pas d’équivalent parmi les autres équipes participantes, ce qui alimente les accusations de partialité.